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Agénésie dentaire
Une agénésie dentaire est l'absence de formation d'une dent. La dent n'apparaîtra jamais en bouche, et ne sera pas non plus visible à la radiographie. Le germe ne s'est pas constitué.
Dents concernées
Certaines agénésies sont assez habituelles (par ordre décroissant) :
- dents de sagesse (troisième molaire)
- incisives latérales supérieures. Elles peuvent aussi être "en grain de riz"
- prémolaires
L'agénésie peut être uni- ou bilatérale.
Elle concerne plutôt les dents permanentes. Elle peut être associée à une agénésie de dents temporaires ou non. Dans le cas d'agénésie d'une prémolaire, la molaire temporaire correspondante peut rester en place durant plusieurs années.
Causes
Les causes de l'agénésie dentaire restent toujours mal connues. Plusieurs théories tentent d'expliquer le phénomène.
Théorie génétique
Il y aurait une adaptation génétique à une nourriture de plus en plus molle, responsable de l'atrophie des mâchoires, par une réduction du nombre de dents. Les dents dites de fin de série (seconde incisive, seconde prémolaire, troisième molaire ou dent de sagesse seraient ainsi nommées à disparaître. Cette théorie est contredite par les études anthropologiques qui montrent que la formule dentaire humaine (nombre de dents) est stable depuis 35 millions d'années.
Certaines maladies génétiques s'accompagnent d'agénésies dentaires (dysplasie ectodermique, trisomie 21).
Certaines familles présentent des agénésies transgénérationnelles. L'agénésie de la même dent se retrouve chez des membres d'une même famille.
Causes environnementales
Des perturbations locales affectant le fœtus en formation (carences, perturbation ou choc émotionnel) pourraient être à l'origine de l'abscence de formation du germe dentaire.
Dent
Une dent est un organe enveloppé d'os, dur, blanchâtre, le plus souvent composé d'une couronne libre et d'une ou plusieurs racines implantées dans la cavité buccale, surtout dans l'os alvéolaire des os maxillaires, et destiné sursoudainer ainsi qu'à broyer les aliments.

Détail d'une molaire
Une dent est un organe enveloppé d'os, dur, blanchâtre, le plus souvent composé d'une couronne libre et d'une ou plusieurs racines implantées dans la cavité buccale, surtout dans l'os alvéolaire des os maxillaires (maxillaire et mandibule), et destiné sursoudainer ainsi qu'à broyer les aliments. 
Issu du latin dens de même sens, provenant d'une racine indœuropéenne(reconstruite) °d-, °ed, °denk ou °dent (mordre, mâcher) [1], d'où sont aussi issus, entre autres, les mots odontos (grec ancien) ou tand (néerlandais). 
Molaire extraite (3 racines)

Section d'une prémolaire
C'est l'organe le plus dur de l'organisme car il est constitué de l'email. Il résiste longtemps au feu et sert ainsi à l'identification en médecine médico-légale.
Son corps est essentiellement composé de dentine. Ce tissu est minéralisé à 70 % par l'hydroxyapatite. Les 30 % restant (dont 12 % d'eau) forment la trame organique, composée principalement de collagène. La dentine est perforée de micro-tubes ou tubulis dentinaires. Ceux-ci contiennent les prolongements des cellules dentaires, les odontoblastes. Ces cellules tapissent la périphérie de la cavité pulpaire. Elles synthétisent la dentine tout au long de la vie, de manière centripète, ainsi qu'à un rythme particulièrement lent.
Le tissu pulpaire assure leur innervation et leur vascularisation en provenance des racines dentaires. Les odontoblastes synthétisent en réponse à l'agression carieuse une dentine réactionnelle.
La couronne est recouverte d'émail, tissu minéralisé à plus de 97 %. Il est moins épais sur les dents temporaires. La racine est recouverte de cément, où s'enracinent les fibres collagèniques et élastiques du ligament alvéolo-dentaire ou desmodonte.
Ce ligament forme avec l'os une véritable articulation et renferme des cellules de régénération osseuse, ligamentaire et cémentaire. Il est richement innervé par des récepteurs mécaniques, propriocepteurs, qui renseignent le dispositif nerveux central sur la position exacte des dents et la pression exercée par les muscles masticateurs.
La dent est implantée dans l'os alvéolaire par une à trois racines (quelquefois plus). Les racines dentaires se terminent par un apex dont l'ouverture de moins de 1 mm permet la vascularisation et l'innervation de la dent (par le nerf mandibulaire).
Les dents sont portées par le maxillaire (mâchoire supérieure) et la mandibule (mâchoire inférieure).

Radiographie panoramique servant à voir la totalité de la denture (carie en distal de la dent n°35)

Radiographies de dents saines (prémolaires, molaires, dent de sagesse incluse)

On voit à la fois des dents temporaires et des dents définitives
- les incisives. On en a 8 (4 incisives centrales, 4 incisives latérales). Ce sont les dents du sourire. Elles sont monoradiculées, comme les canines.
- les canines. On en a 4. C'est la dent ayant la plus longue racine, unique. Elle permet la désocclusion des autres dents lors des mouvements de mastication, les protégeant ainsi de forces excessives et non physiologiques ; elles sont absentes chez les espèces herbivores.
- les prémolaires. On en a 8 aussi. Elles ont une ou deux racines, particulièrement rarement trois.
- les molaires. On en a de 8 à 12 (selon que les dents de sagesse sont constituées ou non). Ce sont les dents de la mastication, les plus solides. Elles ont le plus souvent 3 racines.
On parle aussi de dent de sagesse, la troisième molaire qui pousse à partir de l'âge de quinze ans chez l'homme. Il est de plus en plus rare d'avoir ses quatre dents de sagesse ; fréquemment il n'y en a que deux ou trois à se former et elles n'ont pas forcément la place indispensable à un positionnement correct, auquel cas elles provoquent des infections à répétition (péricoronarite,cellulite) et doivent être retirées.
Chez l'Homme, deux dentitions se succèdent :
- les dents temporaires ou dents de lait : elles commencent à pousser vers 6 mois (mais cela peut aller de l'apparition jusqu'à un an). Elles commencent à tomber vers 6 ans. On en a vingt.
- les dents définitives ou dents permanentes : la première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans. Par la suite l'ordre est variable. Les dernières dents définitives se mettent en place vers 12 ans avec l'éruption des 2e molaires définitives. On peut en avoir 32 en tout si on possède ses quatre dents de sagesse.
Pour simplifier la communication, la Fédération Dentaire Mondiale attribue à chaque dent un numéro :
- Pour le chiffre des unités : on numérote les dents en partant du centre vers le fond.
- 1 l'incisive centrale,
- 2 l'incisive latérale,
- 3 la canine,
- 4 la première prémolaire,
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- 5 la seconde prémolaire,
- 6 la première molaire,
- 7 la seconde molaire,
- 8 la dent de sagesse.
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- Le chiffre des dizaines est déterminé par la partie d'un quadrant imaginaire dans lequel se trouve la dent. En regardant la personne en face, 1 est en haut à gauche, 2 en haut à droite, 3 en bas à droite, 4 en bas à gauche.
- Pour les dents temporaires, le chiffre des dizaines est de 5 à 8 selon le même quadrant, dans le sens des aiguilles d'une montre.
Exemples : 23 est la canine supérieure gauche ; 74 est la première molaire temporaire mandibulaire gauche.
Notation à deux chiffres de la FDI, pour une personne dont on regarderait la mâchoire de face. Les indications «gauche» et «droite» du tableau, par contre, s'entendent du point de vue du patient. |
Dents définitives |
en haut à droite |
en haut à gauche |
18 |
17 |
16 |
15 |
14 |
13 |
12 |
11 |
21 |
22 |
23 |
24 |
25 |
26 |
27 |
28 |
48 |
47 |
46 |
45 |
44 |
43 |
42 |
41 |
31 |
32 |
33 |
34 |
35 |
36 |
37 |
38 |
en bas à droite |
en bas à gauche |
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Dents de lait |
en haut à droite |
en haut à gauche |
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55 |
54 |
53 |
52 |
51 |
61 |
62 |
63 |
64 |
65 |
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85 |
84 |
83 |
82 |
81 |
71 |
72 |
73 |
74 |
75 |
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en bas à droite |
en bas à gauche |
L'anatomie de la couronne en émail des dents est divisée en cinq faces.
- Face occlusale, ou face triturante : c'est la face sur laquelle on mord. Cette face est constituée de cuspides (bosses) et de fosses, sillons. Elle permet l'occlusion avec son homologue de l'arcade dentaire opposée. Ce phénomène, statique ou dynamique, est d'origine réflexe ou volontaire : il est étudié dans la science de l'occlusion dentaire.
- Face vestibulaire : c'est la face se trouvant à l'extérieur, contre la joue.
- Face palatine : c'est la face à l'intérieur, en haut et orientée vers le palais.
- Face linguale : c'est la face à l'intérieur, en bas, que la langue effleure généralement.
- Face mésiale : c'est la face cachée entre deux dents et regardant vers l'avant.
- Face distale : c'est la face cachée entre deux dents et regardant vers l'arrière.
L'anatomie de chaque dent est unique. Cependant certains traits reviennent à une fréquence plus ou moins élevée, qui peuvent faire ressortir une «norme», avec toujours des variations individuelles.
Elles ont une seule racine. On peut distinguer une face vestibulaire, une face palatine ou linguale, un bord libre. La face palatine porte le plus souvent un cingulum.
La couronne est en pointe, ou dent du lion. Une seule racine, particulièrement longue. C'est aussi la dent de l'œil : une infection à son extrémité se transmet vite à l'œil, via le canal lacrymal.
Les prémolaires inférieures ont le plus souvent une racine, la première prémolaire supérieure a deux racines, la seconde une seule. Elles ont deux cuspides, fréquemment particulièrement marquées.
Les molaires supérieures ont le plus souvent trois racines, les molaires inférieures deux. Elles ont le plus souvent quatre cuspides, sauf la première molaire inférieure qui en a cinq. Les dents de sagesse ont une anatomie plus variable.
Les dents ont plusieurs rôles importants :
- alimentation : les incisives permettent de sectionner les aliments (ou autre chose) ; les molaires et prémolaires permettent la mastication, le broyage des aliments ; les canines permettent de déchiqueter les aliments comme la viande (voir les carnivores et leurs canines).
- phonétique : les dents, en association avec la langue et les lèvres, permettent de prononcer de nombreux phonèmes
- esthétique : elles soutiennent les tissus mous qui les entourent (lèvres, joues) et participent au sourire.
Lorsqu'elle s sont absentes, on assiste à l'affaissement de l'étage inférieur de la face (la mandibule «remonte» et s'avance, les lèvres s'enfoncent) : c'est le profil du vieillard édenté. Ce phénomène est accentué par la disparition de l'os alvéolaire. Cet os existe par et pour la dent, et «fond» progressivement quand, avec la dent, la stimulation mécanique disparaît. Certaines espèces ont des dents qui dépassent hors de la bouche.
- Attaque et défense, pour de nombreux animaux : il s'agit d'armes. Les dents des serpents venimeux, tels le crotale, sont percées de canaux à venin. Celles des cétacés mysticètes, comme les baleines grises, sont allongées en fanons et servent de filtres.
Les dents étant minéralisées, elles sont peu capables de réactions de défense. Il est spécifiquement important de bien les nettoyer, par un brossage régulier et adapté.

Image d'une prémolaire reconstituée.
En cas de pathologie, il faut consulter un dentiste. La dentisterie peut se subdiviser en plusieurs parties :
- Odontologie conservatrice : on soigne les dents et les reconstitue.
- Endodontie : c'est le domaine de l'intérieur de la dent (la pulpe).
- Prothèse : sert à reconstituer les dents trop délabrées, ou de remplacer des dents manquantes.
- Parodontie : soins du parodonte, c'est-à-dire les tissus entourant la dent : gencive, os alvéolaire.
- Chirurgie : avulsion (extraction) de dents de sagesse ou de canines incluses ou enclavées ou de tout organe dentaire trop délabré pour être restauré.
- Implantologie : il est envisageable de remplacer une dent manquante par un implant (ou «fixture») et une couronne fixée dessus.
- Pédodontie : c'est les soins des dents des enfants.
- Orthodontie : traitement de l'alignement des dents.
- Occlusodontie : traitement des problèmes de contacts dentaires, de douleurs, de craquements de l'articulation temporo-mandibulaire et des tensions au niveau des muscles masticateurs et cervicaux.
Les anomalies dentaires sont particulièrement variables car l'odontogenèse dure longtemps (plusieurs années) et est particulièrement sensible aux différentes agressions. D'autre part certaines anomalies sont héréditaires.
- Diminution
- Hypodontie : manque de certaines dents suite à des agénésies. Origine héréditaire. Rare en denture temporaire.
- Oligodontie : absence de nombreuses dents ; fréquemment les quelques dents présentes sont plus petites. Fréquemment associé à un syndrome ectodermique (syndrome de Christ-Siemens-Touraine).
- Anodontie : aucune dent n'est constituée.
Augmentation : Hyperdontie = polydontie : dents surnuméraires, trop nombreuses (plus rare que hypodontie)
- Mésiodens : dent supplémentaire entre les deux incisives centrales maxillaires.
- Dédoublement = dents jumelles = doublon surnuméraire : soit une quatrième molaire, soit une troisième prémolaire. Ces dents restent le plus souvent incluses.
- Hyperdontie syndromique : dans la dysostose cléïdo-crânienne ou le syndrome de Garner.
Polyphilodontie. Théoriquement l'homme est diphyodonte : deux dentures se succèdent. Exceptionnellement on peut voir trois dentures successives.
- Dentition pré-déciduelle : dent rudimentaire sans racine présente à l'apparition ; va tomber au cours de la première semaine néo-natale.
- Dentition post-permanente.
Microdontie : dent plus petite que la normale. Aussi nommée «dent en grain de riz». Concerne fréquemment les incisives latérales supérieures ou les dents de sagesse supérieures.
Macrodontie : dent plus grosse que la normale. Peut être liée à un gigantisme hypophysaire.
Dysmorphies : anomalies de forme
- Anomalies de toute la dent
- Gémination : le germe s'est divisé en partie ; la dent est plus volumineuse. (ou : une dent normale est collée à une dent surnuméraire).
- Fusion : union avec interpénétration tissulaire de deux germes, durant leur formation.
- Dédoublement : stade ultime de la gémination. Impliqué dans l'étiopathogénie des dents surnuméraires.
- Dent invaginée = dens in dente : il y a comme une seconde dent au sein de la dent principale (principalement sur les dents monoradiculées).
- Taurodontisme : chambre pulpaire anormalement grande ; furcation plus apicale.
- Dilacération : un traumatisme durant la formation de la dent a entraîné un dommage du germe.
- Anomalies de la couronne
- Dent conique en grain de riz. Concerne en particulier les incisives latérales.
- Dent évaginée = coulée d'émail : sorte de grosse cuspide supplémentaire. Tubercule de Carabelli, tubercule de Bolk, tubercule de Leong, cingulum disproportionné. Il faut les éliminer en cas de gêne de l'occlusion.
- Anomalies de racines
- Taille : anormale si la longueur est inférieure ou égale à celle de la couronne.
- Direction : axe plus ou moins coudé, en baïonnette, torsadé… Ces courbures peuvent être dues à des obstacles durant la croissance.
- Nombre : variable, en particulier sur la troisième molaire : d'une à sept racines.
- Concrescence = concrétion : les racines de deux dents sont entrées en contact au cours du développement et ont fusionné.
- Inclusion : la dent reste incluse dans l'os sans faire son éruption.
- Inclusions habituelles : dent de sagesse, canines maxillaires, deuxième prémolaire maxillaire.
- Inclusion avec ectopie ou malposition : dent de sagesse dans la branche montante de la mandibule ; dent dans le sinus maxillaire.
- Enclavement et ankylose : une dent temporaire qui ne tombe pas empêche la dent permanente de pousser.
- Ectopie : canine supérieure palatine ; incisive latérale inférieure près de la seconde molaire lactéale ; dent de sagesse peut sortir au niveau du rebord basilaire, sous le condyle mandibulaire …
- Transposition : inversion de place entre deux dents.
Dysplasies : anomalies de structure
- Dysplasies de cause générale
- Hypoplasie simple : modification légère de la morphologie de l'émail, sans altération de la dent.
- Hypoplasie complexe : modification de la structure et des caractères généraux de la dent. Dent de Hutchinson (incisive centrale maxillaire en tour de vis) ; dent de Mozer (première molaire supérieure conique).
- Fluorose dentaire : défaut de minéralisation suite à une ingestion excessive de fluor au cours de la formation des dents.
- Dysplasies de cause locale
- Hypoplasie traumatique
- Hypoplasie d'origine infectieuse : Dent de Turner
- Odontodysplasie régionale = dent fantôme. Touche l'émail plus la dentine. Plutôt chez les filles, les dents temporaires antérieures. Elles sont nommées ainsi car on les distingue à peine à la radiographie.
- Dent en écaille : due à un arrêt de croissance de la papille ecto-mésenchymateuse et une incapacité pour la pulpe à former de la dentine normale.
- Dysplasies héréditaires
- Amélogenèse imparfaite : l'émail ne se forme pas correctement. On peut distinguer les amélogenèses imparfaites hypoplasique, hypomature, hypominéralisée.
- Dentinogenèse imparfaite : la dentine ne se forme pas correctement. On peut distinguer : le type 1 : dans l'ostéogenèse imparfaite ; le type 2 : dentine opalescente héréditaire ; le type 3 : dentinogenèse imparfaite de BrandyWine.
- Dyschromies primitives = dyschromies intrinsèques : certains produits ingérés lors de la formation des dents peuvent les colorer dans la masse. La coloration est définitive.
- Erythrodontie : coloration rose-brun. C'est un symptôme de la porphyrie congénitale.
- Dent verte : due à un ictère néo-natal.
- Dent brun-jaune = coloration à la tétracycline (un antibiotique).
- Fluorose dentaire : un apport excessif de fluor peut colorer les dents. Dans les formes modérées : fines lignes blanches horizontales et parallèles. Dans les formes plus avancées : tâches blanchâtres s'étendant progressivement. Dans les formes sévères : tâches jaunâtres ou brunâtres avec zones d'érosions. La fluorose dentaire apparaît dès prise orale régulière de 2 mg par jour de fluor.
- Coloration verdâtre lors de traitement par ciprofloxacine chez lez nourissons.
- Dyschromies acquises = dyschromies extrinsèques : certains produits peuvent entraîner des colorations plus ou moins superficielles des dents. La coloration s'élimine par brossage, détartrage, polissage ou autres.
- Sels métalliques : fer brun, cuivre vert, zinc noir, argent ardoise.
- Produits chimiques : mercure, goudron (dans le tabac), vapeurs nitreuses.
- Médicaments : chlorhexidine (brun). La chlorexidine est présente dans de nombreux bains de bouche. Son utilisation au long cours est à proscrire.
- Bactéries : certaines bactéries ou champignons sont chromogènes (vert, orangé, noir).
- Causes iatrogènes : un amalgame peut donner à la dent une coloration noirâtre.
- Aliments : café, thé, vin, myrtilles… Ces colorations sont le plus souvent réversibles.
- Dyschromies d'origine interne (après éruption de la dent) :
- Traumatisme : un choc violent provoque la nécrose de la pulpe, qui va entraîner une coloration brunâtre ou rosâtre de la dent.
- Granulome interne.
- Populaire
- « Faire ses dents »: avoir les dents qui percent, chez un jeune enfant. Par extension c'est une personne qui apprend quelque chose par l'expérience.
- «avoir une dent contre quelqu'un» : avoir des griefs, lui en vouloir.
- «avoir la dent dure» : infliger des punitions inutilement lourdes.
- «avoir les dents longues» : avoir énormément d'ambition, par conséquent d'appétit. Par exagération, on peut dire de quelqu'un : il a les dents qui rayent le parquet.
- «œil pour œil, dent pour dent» (Loi du Talion) : par vengeance, infliger à quelqu'un les mêmes dommages qu'il vous a infligés.
- «mentir comme un arracheur de dents» : mentir sans scrupule. Vient de la réputation des barbiers-chirurgiens du Moyen Age, qui vantaient nombre de panacées douteuses depuis leurs étals.
- «se casser les dents sur quelque chose» : subir un échec cuisant.
- «croquer la vie à pleines dents» : avoir un appétit de vivre pleinement, profiter de la vie (dans la même idée : soif de vivre)
Gencive
La gencive est la partie des muqueuses buccales qui assure le rôle de manchon étanche autour de chaque dent. Elle recouvre aussi l'os alvéolaire.

Gencive saine.
Définitions :
La gencive est la partie des muqueuses buccales qui assure le rôle de manchon étanche autour de chaque dent. Elle recouvre aussi l'os alvéolaire. Elle est la partie visible du parodonte.
Elle est plus rose que les autres muqueuses de la bouche car elle contient (comme la peau mais dans une moindre mesure) de la kératine*. Aspect de la gencive saine : couleur rosée ; texture "en peau d'orange" ; ne saigne pas au simple contact.
Les différents types de gencives
La gencive peut se diviser en plusieurs parties :
- Gencive marginale ou gencive libre.
En direction coronaire*, la gencive se termine par le bord gingival libre aux contours festonnés. Cette gencive délimite, entre elle-même et la dent, un sillon nommé sulcus*.
Cette gencive est attachée à l'os alvéolaire sous-jacent.
En direction apicale, la gencive se continue avec la muqueuse alvéolaire lâche, de couleur rouge plus foncé, dont elle est scindée par une ligne de démarcation : la jonction muco-gingivale.
C'est la gencive localisée dans l'espace entre chaque dent.
La gencive peut être plus ou moins épaisse, plus ou moins kératinisée*. On observe une hyperkeratinisation de la gencive chez le fumeur.
Pathologies
- Le manque d'hygiène buccale peut conduire à une gingivite*. La gingivite est une inflammation de la gencive due à la plaque bactérienne.
- Récessions gingivales*.
- Des parasites hématophages tel entamœba gingivalis sont présents dans la majorité des cas de parodontites.
Traditions
Tatouage des gencives chez une jeune fille peul du Mali
Plusieurs ethnies, telles que les Peuls d'Afrique de l'ouest, pratiquent le tatouage des gencives.
Gingivite
La gingivite est une inflammation de la gencive, associée ou non à des phénomènes dégénératifs, nécrotiques ou prolifératifs et causée par la plaque bactérienne.
La gingivite est une inflammation de la gencive, associée ou non à des phénomènes dégénératifs, nécrotiques ou prolifératifs et causée par la plaque bactérienne. La gingivite est une maladie parodontale, c'est-à-dire une maladie touchant le parodonte*, les tissus entourant la dent.
Une gencive saine présente un aspect «en peau d'orange», rose pâle, et ne saigne pas au contact. Lors de la gingivite, la gencive devient rouge (toute variation de couleur signe une situation pathologique), lisse et gonflée. Elle saigne aisément, soit lors du brossage, soit quelquefois même spontanément. On peut observer des poches parodontales, c'est-à-dire un espace qui se forme entre le haut de la gencive et le niveau où elle à pour but de l'os.
Classification
La gingivite peut être située ou généralisée, marginale, papillaire, diffuse.
Gingivite "simple" = chronique
C'est la gingivite habituelle, inflammation de la gencive due à la plaque dentaire*.
Signes : rougeur ; œdème (papilles boursouflées) ; gencive brillante, vernissée (la piqueté disparaît) ; saignement habituel. Il peut y avoir formation de poches*.
Ce n'est pas douloureux.
Gingivite hypertrophique ou hyperplasique
On observe une augmentation de volume importante (quelquefois on ne voit même plus les dents). La gencive est particulièrement fibreuse ; la texture et la teinte restent normales (car on ne voit pas la partie enflammée).
L'étiologie est la prolifération des fibroblastes*. Elle est quelquefois d'origine idiopathique, mais le plus fréquemment elle est favorisée par certains médicaments : certains anti-épileptiques, la ciclosporine, la nifédépine. (et certains bêta-bloquants )
Gingivite hypertrophique située : épulis
Il s'agit d'une tumeur framboisée. La teinte est prononcée, la texture vernissée ; la profondeur du sillon augmente énormément (jusqu'à 7-8 mm au lieu des 2-3 habituels) ; saigne particulièrement aisément.
Aussi nommée gingivite gravidique, elle est favorisée surtout par certaines hormones féminines (habituel chez la femme enceinte).
Gingivite ulcéro-nécrotique
Dans ce cas particulièrement spécifique, on a affaire à une destruction tissulaire par nécrose*, sans formation de poche.
La gingivite ulcéro nécrotique est aussi caractérisée par une haleine métallique, un cycle de douleur aiguë, une gencive luisante, rouge vif avec saignement abondant automatiquement quand une légère pression est exercée sur celle-ci. Une personne atteinte de la GUN doit consulter un spécialiste le plus tôt envisageable, car les bactéries de cette maladie étant particulièrement agressives peuvent détruire les papilles interdentaires et l'os créant ainsi des cratères.
Cette maladie est le plus souvent déclenchée par un stress quelconque particulièrement important, ou une maladie grave. Il faut une immunodépression* pour déclencher une GUN.
Causes
Facteur étiologique
Le facteur étiologique (le facteur causal, responsable de la maladie) de la gingivite est toujours la plaque dentaire*, constituée principalement de bactéries.
Les bactéries étant des corps étrangers, forment une agression, et provoquent une réaction de défense de la part de la gencive. Cette réaction se traduit par l'inflammation visible : afflux de sang pour amener les cellules de défense immunitaire*.
La plaque dentaire se forme en permanence, et doit être éliminée par le brossage, deux fois par jour, en tout cas après chaque repas.
Facteurs facilitants
Le tartre est de la plaque minéralisée. Il est par conséquent en grande partie constitué de bactéries. Il provoque une double irritation de la gencive : d'une part une irritation biologique à cause des bactéries ; d'autre part un irritation physique parce qu'il est rugueux. Une fois le tartre constitué, on ne peut plus l'éliminer par un simple brossage. Il faut aller chez le dentiste pour faire un détartrage.
- Des couronnes mal situées et/ou mal adaptées ; des restaurations débordantes.
Si les couronnes posées par le dentiste ne reconstituent pas précisément la forme physiologique de la dent, elles retiennent plus aisément la plaque bactérienne et facilitent son accumulation. La forme et l'aspect des restaurations sont en particulier importantes au niveau du collet (la zone de la dent au niveau de la gencive) et du point de contact (la zone entre deux dents).
- Des dents mal alignées (rendant le brossage plus complexe).
- Certaines hormones.
La gingivite est favorisée par la présence dans le sang de certaines hormones, surtout chez la femme, au cours de la grossesse. On pourra dans ce cas voir se former des épulis, hyperplasie particulièrement située de la gencive. Ce phénomène n'est pas grave.
Certains médicaments facilitent une hypertrophie* de la gencive (des anti-épileptiques, des immuno-suppresseurs).
- Maladies systémiques : diabète, leucémie, maladie immunitaire (SIDA).
Évolution
La gingivite a de fortes chances d'évoluer en parodontite* si elle n'est pas traitée.
La parodontite est une inflammation de l'os alvéolaire*. Ce dernier va essayer de fuir l'irritation bactérienne, et on observe une diminution du niveau osseux, le plus souvent associée à une mobilité des dents concernées. La parodontite est responsable de dégâts irréversibles.
Un abcès parodontal pourra aussi survenir.
Traitements
Traitement étiologique
Le traitement étiologique ou traitement préventif est , de loin, la meilleure des choses. Il s'agit :
- D'un brossage régulier et efficace des dents. La plaque doit être éliminée le plus idéalement envisageable à chaque brossage (deux fois par jour, mais en tout cas après chaque repas).
- D'un détartrage aussi régulier. La fréquence est variable selon les individus, selon la vitesse de formation de la plaque dentaire. Une fréquence d'une fois par an est la moyenne habituelle (en même temps que la visite de contrôle).
Traitement curatif
Un traitement curatif n'est entrepris que dans les cas où le traitement étiologique se révèle insuffisant, ce qui est rarement le cas lorsqu’ on est toujours au stade de gingivite. Un traitement chirurgical est le plus souvent indispensable lorsqu’ on est au stade de parodontite.
- Profondeur de poche trop importante. Dans ce cas la chirurgie peut devenir indispensable.
- Gingivite hypertrophique, généralisée ou située (épulis). Dans ce cas on pratique une gingivectomie*, chirurgie simple, avec de bons résultats.
- On peut utiliser comme adjuvants des bains de bouche antiseptiques à la chlorhexidine
Implant dentaire
Un implant dentaire est une racine artificielle, sorte de vis en titane ou en zircone, qu'on va placer dans l'os alvéolaire pour remplacer une ou plusieurs dents absentes.
Un implant et une couronne dentaire
L'implantologiste adapte la longueur, le diamètre et la forme au cas clinique grâce à un examen radiologique performant : Orthopantomogramme Panoramique* et fréquemment mais pas encore de façon systématique tomodensitométrie ou scanner — servant à visualiser les structures anatomiques voisines et d'éviter une intervention iatrogène*.
Matériaux
Les matériaux utilisés se diversifient progressivement, avec en particulier l'utilisation du zircone* en concurrence du titane. Le zircone et le titane présentent tous deux une grande résistance, et une grande biocompatibilité. Le choix est par conséquent lié, essentiellement, à l'esthétique et au prix. Le zircone, matériau blanc, permet la disparition totale du liseré gris qui apparaît quelquefois au niveau de la gencive avec l'utilisation d'implants en titane (matériau de couleur grise/noire). L'avantage d'un implant en titane est financier : son prix est jusqu'à deux fois moins élevé que celui d'un implant de zircone
Mise en place
La pose d'un implant nécessitait à l'origine un protocole particulièrement rigoureux. L'asepsie* devait être idéale pour éviter une infection post-opératoire. Actuellement les techniques ont évolué et une asepsie normale pour un milieu septique comme la bouche est suffisante.
Dans un premier temps le dentiste doit accéder à l'os, en dégageant la gencive. Pour cela il pratique une incision avec un bistouri, puis il décolle la gencive pour bien voir son champ opératoire. Actuellement des scanners 3D reproduisant sur ordinateur l'anatomie précise des maxillaires permettent une chirurgie nettement moins invasive dans les cas courants (technique dite'flapless'). Pour ce faire l'implantologiste va concevoir ce qu'on nomme des guides d'imagerie implantaires.
L'implantologiste va passer plusieurs forets de diamètre croissant, pour préparer la place dans l'os. Le forage de l'os se fait à vitesse particulièrement réduite et sous irrigation, pour éviter tout échauffement de l'os, qui risquerait de provoquer une nécrose*. Le forage se poursuit progressivement, jusqu'à un diamètre particulièrement un peu inférieur à celui de l'implant prévu.
Un implant mesure entre trois et six millimètres de diamètre, et entre six et dix-huit millimètres de longueur. L'implant doit être stable et pénétrer dans l'os en forçant un peu.
Après la pose de l'implant va avoir lieu la phase d'ostéo-intégration. En effet l'implant, au contraire de la dent, est complètement fixe, c'est-à-dire ankylosé* dans l'os.
La mise en charge de l'implant est le plus souvent différée pour permettre la phase d'ostéo-intégration (plusieurs semaines à plusieurs mois). Si des forces sont exercées trop précocement sur l'implant, il risque de devenir mobile ; il se formera une liaison fibreuse entre l'implant et l'os, ce qu'on ne souhaite pas. Cependant, avec de nouveaux implants et en respectant certaines conditions, on peut mettre en charge l'implant immédiatement avec une prothèse provisoire. Cette "mise en charge immédiate" doit respecter scrupuleusement le concept de Lizarov autrement dit la stabilisation primaire de l'implant par un fixateur externe qui sera réalisé par le bridge temporaire qui devra être d'une grande rigidité. Les études de Paolo Malo et son concept "all on four" le démontre depuis plus de 15 ans
Par la suite, une couronne* sera mise sur cet implant qui se comportera comme une racine artificielle.
Le réglage de l'occlusion* doit se faire particulièrement exactement. En effet, quand le patient serre les dents, celles-ci peuvent s'enfoncer de quelques dixièmes de millimètres dans l'os grâce au desmodonte* par contre l'implant reste fixe. Il doit par conséquent être en particulièrement légère sous-occlusion, pour que l'ensemble des forces ne reposent pas sur lui lors d'une occlusion serrée. Ceci montre les limites de l'implant dans reconstruction d'une occlusion correcte.
Autres utilisations
Les implants peuvent servir à stabiliser une prothèse complète (dentier) qui ne tient pas bien en bouche. On place 2 à 4 implants avec des boutons pressions ou une barre d'ancrage.
Il existe aussi un autre type d'implant, qui n'est pas mis en place de façon définitive pour remplacer une dent manquante, mais qui est fixé de façon temporaire pour servir de moyen d'ancrage à des forces orthodontiques. Dans ce cas l'implant est bien plus petit. Il ressemble plus à un petit clou. Il est mis en place directement, sans dégager la gencive. Il sera retiré une fois le traitement orthodontique terminé.
Les implants servent aussi pour la fixation d'orthèses* ou d’épithèses* de la face (oreille en silicone, nez... ) par dispositif de bouton pression ou d’aimant.
Contre-indications
Les techniques implantaires ne sont pas forcément envisageables.
- Contre-indications générales relatives à la santé du patient : diabète non équilibré ; immuno-dépression ; porteur de valvulopathie ; glomerulonephrite; infarctus du myocarde récent; ostéoporose avec prise de certains traitements par voie intraveineuse de la famille des biphosphonates.
- Contre-indications locales absolues : irradiation au niveau de la zone concernée (suite à une tumeur).
- Contre-indications relatives : patient tabagique ; femme enceinte; prise d'anticoagulants; séropositifs.
- Contre-indications locales relatives : le volume osseux disponible (qu'on peut quelquefois compenser surtout avec greffes osseuses). Certaines maladies de la gencive (lichen, leucokératose... ) à traiter au préalable et toute infection dentaire à proximité.
Langue
La langue est un organe localisé dans la cavité buccale, qui permet de la mastication, à la phonation ainsi qu'à la déglutition. C'est aussi l'organe du goût. C'est un organe particulièrement vascularisé. Les pressions développées par la langue sur les dents sont capables de les déplacer. La langue est le principal facteur de récidives en orthodontie. Pour cette raison, l'orthodontie fonctionnelle lui accorde une place centrale.

Une langue humaine
Anatomie

Muscles extrinsèques de la langue. Vue de droite.
La langue mesure en moyenne 10 cm (quoique le célèbre bassiste et chanteur du groupe Kiss, Gene Simmons, possède une langue de 17 cm).
La langue est divisée en deux sections, la racine de la langue et le corps de la langue qui est , lui aussi, divisé en deux parties : le tiers postérieur ou segment pharyngien et les deux-tiers antérieurs ou segment buccal.
La langue prend naissance au niveau de l'os hyoïde*. Son squelette est ostéo-fibreux : il comprend l'os hyoïde et deux membranes fibreuses, le septum lingual (qui sépare la langue en deux moitiés) et la membrane hyo-glossienne.
Plusieurs muscles concourent à la formation de la langue. Ces muscles prennent origine sur l'os hyoïde, la mandibule*, l'apophyse styloïde du temporal* et le palais*. Ils sont quinze en tout, ainsi qu'à l'exception d'un seul (le muscle longitudinal supérieur), ils sont présents en paires. Il y a par conséquent sept muscles pairs et un muscle impair.
Muscles extrinsèques de la langue
Par définition, les muscles extrinsèques de la langue prennent naissance hors de celle-ci et s'insèrent sur elle. Les quatre paires de muscles extrinsèques servent à sa protrusion, sa rétraction, sa dépression ou son élévation.
Muscle |
Fixation externe |
Nerf |
Fonction |
Génioglosse |
mandibule* |
protrusion et dépression de sa partie centrale. |
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os hyoïde |
dépression de la langue. |
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élévation et rétraction de la langue. |
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dépression du palais mou, déplacement des piliers antérieurs vers la ligne médiane et élévation de l'arrière de la langue. |
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Il existe un muscle impair et trois paires de muscles intrinsèques de la langue :
- le muscle longitudinal supérieur (impair)
- les muscles longitudinaux inférieurs
- les muscles verticaux
- les muscles transverses
La langue est fréquemment citée comme étant «le muscle le plus fort du corps humain», une affirmation qui ne correspond à aucune définition de la force. Cette phrase tient peut-être son origine d'une métaphore, en référence au pouvoir des mots.
Vaisseaux de la langue
La langue est vascularisée par l'artère linguale, une branche de l'artère carotide externe. L'artère linguale se divise en trois branches majeures :
- l'artère dorsale de la langue,
- l'artère sublinguale,
- l'artère linguale profonde.
La veine linguale, ou veine ranine, assure le drainage du territoire de la langue dans le tronc veineux thyro-linguo-facial qui se jette ensuite dans la jugulaire interne.
Face antérieure
La partie postérieure (segment pharyngien) de la face antérieure de la langue comprend l'épiglotte*, les amygdales linguales, les piliers antérieurs et postérieurs entre lesquels logent l'amygdale palatine et le foramen cæcum. La portion pharyngienne de la langue est peu visible normalement quand la bouche est ouverte. Cette partie va jusqu'au sillon terminal de la langue, à l'endroit où débute la langue comme elle est définie par la majorité des gens, soit la section buccale de la langue.
La section buccale part de l'apex de la langue jusqu'au sillon terminal et est parcourue par un sillon médian. C'est sur cette partie que se trouvent les papilles*.
Face inférieure

Vascularisation de la face inférieure de la langue
Sur la face inférieure de la langue, on peut apercevoir le frein lingual* qui est une mince membrane qui relie la face inférieure de la langue au plancher de la bouche. Les veines ranines sont aussi bien visibles dû au fait que la peau (muqueuse) est mince et transparente dans cette région.
Une autre structure visible est la caroncule linguale, localisée dans le plancher de la bouche, au pied du frein lingual. La caroncule sublinguale est percée de l'ostium ombilical qui est en fait l'orifice du canal de Wharton. Le canal de Warthon est le canal excréteur de la glande salivaire submandibulaire.
De chaque côté de la caroncule, on peut aussi voir les orifices des canaux salivaires des glandes sublinguales.
Les papilles gustatives

Le V lingual
Chez l'humain, elles permettent de reconnaître les différentes saveurs : sucré, salé, amer, l'umami et l'acide. Des papilles gustatives recouvrent la langue et sont responsables de la vision des goûts. Les papilles se classent en quatre sortes :
- les papilles circumvallées (ou caliciformes), au nombre de 12, localisées à l'arrière de la langue et formant le V lingual ;
- les papilles fongiformes, disséminées sur l'essentiel de la langue ;
- les papilles filiformes, celles qui sont présentes en plus grand nombre et donnent à la langue sa texture spécifique ;
- Les papilles foliées (ou corolliformes), localisées sur les côtés de la langue.
Des bourgeons gustatifs sont des structures composées de cellules gustatives reliées à des nerfs sensitifs. La vision d'un type de goût n'est pas due à une sorte de papille spécifique mais à une région de la langue (information fausse source recherche de l'IRA A. Furion). On peut aussi retrouver des bourgeons gustatifs à d'autres lieux que sur les papilles gustatives, comme sur la muqueuse des joues, des gencives, du palais et de la luette.
Seuls les 5 goûts précités (sucré, salé, acide, amer, umami) sont susceptibles d'être perçus par les bourgeons du goût. Pour le reste des goûts (goût de réglisse, d'anis, de riz, etc. ), c'est du côté du nez et de l'odorat que ça se passe.
L'innervation
La langue possède une triple innervation :
- Motrice : la langue possède des muscles intrinsèques (forme de la langue) et extrinsèques (position de la langue).
- Sensitive : comme toute muqueuse, la surface de la langue est sensible aux stimuli mécaniques, au chaud, au froid, à la douleur.
- Sensorielle : la langue est l'organe du goût.
Nerfs moteurs de la langue
Le nerf glosso-pharyngien innerve le muscle stylo-glosse et le nerf hypoglosse innerve l'ensemble des autres muscles de la langue.
Nerfs sensitifs
- Le nerf laryngé supérieur (provient du nerf vague X) innerve l'extrémité postérieure de la langue et l'épiglotte.
- La base de la langue (tiers postérieur) est innervée par le nerf glosso-pharyngien.
- Le nerf lingual (provient du nerf mandibulaire V3) innerve les 2/3 antérieurs de la langue.
Nerfs sensoriels
- Le nerf glosso-pharyngien (nerf crânien IX) innerve le tiers postérieur de la langue.
- La corde du tympan (provient du nerf facial VII) innerve toute la portion moyenne et antérieure et ses fibres sont véhiculées par le nerf lingual.
Rôles de la langue
- Mastication
- Déglutition
- Gustation
- Phonation et expression (mimique)
- Croissance des mâchoires
La langue est le principal moteur de la croissance des mâchoires. Son rôle est comparable à celui d'un appareil orthodontique naturel. Ses contacts avec le palais, 1500 à 2000 fois par jour (lors de chaque déglutition réflexe de la salive), produisent des microstimulations responsables du développement en largeur de la base osseuse. La dysfonction de la langue, caractéristique d'une déglutition infantile ou déglutition primaire et présente en cas de respiration buccale, est responsable de l'étroitesse des mâchoires et des malocclusions, observées chez un nombre croissant d'enfants.
L'os hyoïde sur lequel la langue s'insère est un centre névralgique connecté à la totalité des chaînes musculaires du corps. La position de la langue influence directement le tonus postural et la position du diaphragme. Une langue ptôsée ou basse est responsable de l'avachissement de la posture et d'une respiration claviculaire superficielle par blocage du diaphragme.
• Sources WIKANATOMIE
Mandibule
La mandibule est un os impair, formant la mâchoire inférieure. Il se compose d'un corps et de deux branches.

Mandibule (modèle en plastique)
La mandibule est un os impair (anciennement os maxillaire inférieur), formant la mâchoire inférieure. Il se compose d'un corps et de deux branches.
La mandibule est originellement constituée de deux os, qui fusionnent au cours de la croissance au niveau de la symphyse mentonnière.
La mandibule est, avec le maxillaire, l'os qui porte les dents.
Le Corps (ou Corpus)
Le corps de la mandibule, en forme de fer à cheval, est horizontal et constitué d'un os basal (très dense et nervuré) entourant de l'os alvéolaire (spongieux) qui porte les 16 dents de l'arcade dentaire inférieure de l'adulte et les 10 dents de l'enfant. Il est creusé du canal dentaire inférieur où passent les nerfs et artères alvéolaires inférieures. L'orifice d'entrée du canal est localisé au niveau de la branche montante ainsi qu'hors de l'épine de Spix ; le canal se termine au niveau du trou mentonnier, à mi-hauteur du corpus mandibulaire, entre les deux prémolaires inférieures. Quand un trait de fracture de la branche horizontale passe par le trou mentonnier, on observe une anesthésie du territoire cutané correspondant au nerf mentonnier.
Les branches (ou Ramus)
Elles s'articulent avec l'os temporal par l'articulation temporo-mandibulaire (ou ATM), et permettent la mobilité de la mandibule.

Mandibule, partie droite, vue latérale
La branche porte à son extrémité supérieure un condyle articulaire et un processus coronoïde (ou coroné) où vient s'insérer le muscle temporal (muscle temporalis). Le condyle articulaire de la mandibule est, par l'intermédiaire d'un cartilage méniscal, en contact avec le condyle de l'os temporal au niveau du tubercule zygomatique antérieur. La face latérale externe du Ramus porte l'insertion du muscle. La face interne porte les insertions du muscle ptérygoïdien médial et au niveau du col du muscle ptérygoïdien latéral.
Le corps de la mandibule porte sur sa face latérale les insertions des muscle buccinateur et muscle mylo-hyoïdien

Mandibule, partie droite, vue médiale
Innervation / vascularisation
La mandibule est innervée par le nerf mandibulaire, ou nerf V3 (troisième branche du nerf trijumeau, ou nerf V, qui va aussi donner le V2 = nerf maxillaire et le V1 = nerf ophtalmique). Ce nerf est responsable de l'innervation sensitive des dents et de la gencive adjacente, il est aussi moteur pour les muscles de la mastication.
Luxation de la mandibule
En cas de luxation de la mandibule, la manœuvre de Nélaton permet une réduction de la luxation.
Occlusion dentaire
Dents et occlusion
Sur les dents, on distingue sur les faces triturantes, ou faces occlusales :
- Les cuspides d'appui, ou cuspides œuvrantes. Ce sont les cuspides qui s'appuient sur les dents antagonistes.
- Les cuspides guides, ou cuspides non œuvrantes. Ce sont les cuspides qui permettent de guider l'occlusion vers la fermeture complète, ou engrènement des arcades dentaires antagonistes (opposées).
- Les cuspides palatines des dents maxillaires (supérieures) s'engrènent dans les fosses des dents mandibulaires (inférieures) ; les cuspides vestibulaires des dents mandibulaires s'engrènent dans les fosses des dents maxillaires.
Différents types d'occlusions dentaires
En occlusion* on peut distinguer :
- L'occlusion statique, muscles de la mâchoire inférieure au repos physiologique (59, 5 secondes par minute) ou muscles mandibulaires en contraction isométrique (occlusion, 0, 5 seconde par minute).
- L'occlusion dynamique, muscles de la mâchoire inférieure en contraction isotonique.
- L'occlusion volontaire, ou état de fermeture des deux arcades dentaires demandée au patient par le dentiste ou par le médecin radiologue. L'acte volontaire est à proscrire dans les traitements de la malocclusion, parce qu'il n'est pas constant, et par conséquent, non reproductible.
- L'occlusion réflexe , ou occlusion naturelle saine ou occlusion physiologique. Celle-ci n'est envisageable que si les muscles, qui mobilisent la mâchoire inférieure, ou muscles manducateurs, ont une phase de repos physiologique suffisante, soit 59, 5 secondes par minute.
- Dans l'occlusion des deux arcades dentaires, ou état de fermeture statique, les canines jouent un rôle prépondérant par la concentration élevée des propriocepteurs desmodontaux, ou petits éléments sensoriels, localisés entre la racine de la dent et l'os alvéolaire : ceux-ci sont précis au centième de millimètre, voir au micromètre (millième de millimètre). A son tour, le propriocepteur desmodontal stimule la fibre afférente de la boucle du réflexe inné qui commande les muscles manducateurs. [1]
Occlusion réflexe
Au cours de la déglutition salivaire («DS») physiologique, ou DS fonctionnelle, le réflexe inné d'occlusion des dents ne durerait que 495 millisecondes par minute. Le reste du temps, soit 59, 5 secondes par minute, les muscles manducateurs de la mandibule (mâchoire inférieure) seraient au repos physiologique et les dents inférieures ne seraient jamais en contact avec les dents supérieures : c'est la position de repos physiologique de la mandibule. Cette dernière position serait vivifiante pour l'ensemble des structures du complexe stomatognathique.
Généralement, l'occlusion des dents découle de réflexes innés. On retrouve cette occlusion réflexe lors de chaque DS physologique ainsi qu'à raison d'une DS par minute (= 1.500 à 2.000 DS par jour pour avaler 1, 5 litre de cette sécrétion quotidienne.)
Occlusion réflexe des deux arcades dentaires : les dents maxillaires (dents supérieures) recouvrent les dents mandibulaires (dents inférieures), comme un couvercle sur sa boîte, et il existe des contacts serrés entre l'ensemble des dents, supérieures et inférieures. On retrouve cette occlusion physiologique dans la DS fonctionnelle (asymptomatique), dite en dents serrées.
Malocclusion
Une malocclusion dentaire, ou dysfonction occlusale, peut entraîner diverses pathologies qui entraînent à leur tour des troubles de l'articulation temporo-mandibulaire, ou Syndrome Algo Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur* - . (Dental Distress Syndrome) .
Facteurs de dégradation de l'occlusion
- La déglutition salivaire infantile qui interrompt prématurément le décours normal de l'éruption des dents définitives au cours de la phase des permutations dentaires (âges civils : de 6 à 14 ans)
- La déglutition salivaire atypique, ou prolongement à l'âge adulte de la déglutition infantile, permet une migration insidieuse des dents.
- Toute réduction du temps de repos physiologique des muscles responsables de la posture des mâchoires (muscles manducateurs), ou alors la disparition pure et simple de ce repos musculaire, est le co-facteur essentiel conduisant à la malocclusion des dents. Ceci s'explique par la mise en place de compensations successives, statiques et dynamiques, ou cercles vicieux dégradant de plus en plus les structures anatomiques et la fonction manducatrice
- Extractions dentaires sauvages ou non compensées
- Dents abîmées génératrices d'une inocclusion ou sous-occlusion (absence de contact avec l'ou les dents antagonistes)
- Bruxisme (grincements de dents) générateur d'une usure prématurée des dents
- Soins iatrogènes (obturation ou prothèse inadaptée, en surocclusion ou en inocclusion)
- Traitement d'orthodontie débuté trop tard, les extractions de dents saines étant un facteur aggravant
- Extraction de dent de sagesse
- Chirurgies maxillaires qui ne prennent pas en compte l'indispensable temps de repos physiologique des muscles manducateurs ou qui ne donnent pas la priorité au caractère réflexe de la fonction manducatrice
Conséquences d'une dysfonction occlusale ("malocclusion")
- Nécroses aseptiques de dents, suite à des micro-traumatismes répétés
- Récession parodontale ou déchaussement d'une ou de plusieurs dents, d'origine non infectieuse
- Mise en souffrance et dysfonction de l'articulation temporo-mandibulaire (craquements, douleurs, ressauts).
- Vrille et déséquilibre de la posture se traduisant par des problèmes musculo-tendineux (contractures, claquages, foulures, tendinite, arthrite, arthrose)
- Maux de tête, céphalées, migraines, douleurs posturales diverses (dans les muscles cervicaux et les épaules surtout)
- Ronflements, apnée du sommeil, acouphènes
- Dégradation à terme de l'état général avec évolution envisageable vers la fibromyalgie dans sa forme de fatigue chronique
- Sommeil perturbé par les myalgies posturales (crampes musculaires) en fin de journée : fatigue chronique et dépression
- En l'absence de tout traitement correct, la dépression peut conduire le patient vers une tendance suicidaire
Notes et références
[1] ↑ La mandibule (mâchoire inférieure) est suspendue par les muscles manducateurs sous le maxillaire (mâchoire supérieure), lui-même solidaire du crâne. Tous ces muscles répondent à la force constante de la gravité terrestre (poids de la mâchoire, posture mandibulaire) quand l'individu est en position debout, en plus de participer aux mouvements réflexes, (déglutition salivaire) ou autres, et volontaires. En général, les muscles manducateurs comprennent de chaque côté :
* les muscles masticateurs : masséter, temporal, ptérygoïdien médian (interne) et ptérygoïdien latéral (externe),
* les muscles hyoïdiens : sus- et sous-hyoïdiens.
Prothèse maxillo
Une prothèse maxillo-faciale est un système prothétique, amovible ou non, apte à remplacer tant structurellement que fonctionnellement un fragment de tissu buccal ou facial perdu lors d'événements divers : traumatismes, cancers, pathologies congénitales.
Une prothèse maxillo-faciale est un système prothétique, amovible ou non, apte à remplacer tant structurellement que fonctionnellement un fragment de tissu buccal ou facial perdu lors d'événements divers : traumatismes, cancers, pathologies congénitales (fentes naso-labio-alveolo-maxillo-vélaires par exemple).
On peut classer schématiquement les prothèses maxillo-faciales en deux catégories principales : les prothèses faciales (épithèses ou épi-prothèses) et les prothèses endo-orales (étage moyen de la face et étage inférieur de la face).
Par exemple suite à un cancer du ramus mandibulaire, qu'il soit de nature osseuse ou résultant de métastases provenant d'autres foyers tumoraux, il est envisageable d'implanter une prothèse apte à suppléer l'os détruit, rendant envisageable une réimplantation dentaire sous forme de prothèse fixe (pont ou pivot) ou amovible.
Autre exemple plus spectaculaire est envisageable une prothèse amovible de nez suite à un cancer du nasopharynx.
Pulpite
La pulpite est l'inflammation de la pulpe dentaire.
La pulpite est l'inflammation de la pulpe dentaire.
La pulpite est rapidement douloureuse. C'est une des causes de la "rage de dents".
Etiologie
- Carie dentaire
- Agression iatrogène : refroidissement insuffisant ; pression trop importante ; épaisseur de dentine résiduelle trop faible.
- Traumatisme. Soit des micro-traumatismes répétés dans le cadre d´un Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur*, soit un choc unique important.
Pronostic
Deux possibilités :
- Pulpite réversible. Si l'agression n'est pas particulièrement importante, la pulpe peut cicatriser. La douleur va progressivement diminuer.
- Pulpite irréversible. Si l'agression a été supérieure au potentiel réparateur de la pulpe. La douleur va augmenter, devenir lancinante, pulsatile et irradiante. La nécrose va s'installer progressivement.
La classification de Baume* sert à définir la thérapeutique a suivre.
Traitement
- Traitement de la carie. Si la carie n'a pas atteint la pulpe, l'éviction de la carie doit suffire.
- Dévitalisation de la dent (traitement endodontique) en cas de pulpite irréversible.
En l'absence de traitement la pulpite va évoluer en nécrose*. Une infection risque alors de s'installer.
Tartre dentaire
Le tartre dentaire est de la plaque dentaire minéralisée.
Plaque de tartre
Le tartre dentaire est de la plaque dentaire minéralisée.
Au contraire de la plaque dentaire, qui doit être éliminée régulièrement avec une bonne hygiène bucco-dentaire, le tartre ne peut plus être retiré avec une brosse à dents. Il est retiré chez le dentiste par un détartrage.
Inconvénients
Le tartre est responsable des maladies parodontales : gingivite* puis parodontite*.
Formation
Le tartre se forme prioritairement au niveau de la face linguale (du côté de la langue) des incisives inférieures ; ensuite on peut l'observer sur la face vestibulaire (du côté de la joue) des premières molaires supérieures. Il se dépose plus rarement ailleurs, mais on peut quelquefois en observer sur l'ensemble des dents.
Il se forme plus ou moins vite selon les individus, selon différents facteurs :
- Qualité du brossage : mieux la plaque dentaire est éliminée, moins le tartre pourra se former.
- Salive : Selon les variations de pH, le pouvoir tampon, la quantité, etc.
- Tabac : Le tabac est néfaste pour le parodonte*.
Localisation
Le tartre peut se déposer sur toute la surface des dents. On peut distinguer :
- Le tartre supra-gingival : c'est celui qu'on peut voir à l'œil nu. Il est le plus souvent de couleur blanchâtre.
- Le tartre sous-gingival : c'est le tartre qui s'est déposé sur la racine de la dent, à l'abri de la gencive, au niveau des poches parodontales*. Il est fréquemment bien plus foncé. Ce tartre est le plus dommageable : les bactéries sont protégées au sein de la poche, et progressivement la flore aérobie se transforme en flore anaérobie*, plus pathogène*. D'autre part, comme on ne le voit pas, on ne s'en rend pas compte.
Prophylaxie
Le meilleur moyen d'éviter la formation de tartre est d'avoir une bonne hygiène bucco-dentaire (brossage doux, de trois minutes minimum, 2 fois par jour), et de faire une visite dentaire au moins une fois par an (2 fois plutôt). Un détartrage régulier chez le dentiste est aussi préconisé.
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