| Les muscles de la face-de
la bouche et de la tête
LES MUSCLE DE LA TÊTE
Muscle du marteau
Le muscle du marteau ou muscle tenseur du tympan, est un muscle fixé entre l'os sphénoïde et la partie supérieure de l'os nommé marteau au sein de l'oreille moyenne.
Le muscle du marteau ou muscle tenseur du tympan, est un muscle fixé entre l'os sphénoïde et la partie supérieure de l'os nommé marteau au sein de l'oreille moyenne. Il reçoit une innervation d'une branche issue du nerf mandibulaire, lui demandant d'assourdir les bruits intenses perçus par le vestibule de l'oreille interne en tendant le tympan par l'intermédiaire du marteau. Ainsi tendu, le tympan vibre moins même avec des bruits important. L'oreille se protège par un arc réflexe sans qu'on s'en rende compte.
Muscle hyo-glosse
Le muscle hyo-glosse est un muscle pair, quadrilatère, plat, extrinsèque de la langue partant de l'os hyoïde.

Muscle hyo-glosse

Muscle hyo-glosse
Le muscle hyo-glosse (Musculus hyoglossus en latin) est un muscle pair, quadrilatère, plat, extrinsèque de la langue partant de l'os hyoïde.
- Insertion dorsale : il s'insère sur toute la longueur de la face supérieure de la grande corne de l'os hyoïde.
- Trajet : il se dirige en haut et en avant de chaque côté de la langue.
- Terminaison : il s'achève dans la paroi de la langue entre le muscle stylo-glosse en dehors et le muscle longitudinal supérieur en dedans
Innervation
Il est innervé par le nerf grand hypoglosse, douzième paire de nerfs crâniens.
Vascularisation
Il est vascularisé par l'artère linguale.
Action
Il attire la langue en bas et en arrière.
• Source WIKANATOMIE
Muscle masséter
Le muscle masséter ou masséter est un puissant muscle de l'appareil manducateur.

Muscle masséter. Vue latérale droite.

Mandibule. Vue de droite
Le muscle masséter ou masséter (musculus masseter en latin) est un puissant muscle de l'appareil manducateur (= muscles de la mastication).
Il est constitué de deux faisceaux, un superficiel et un profond.
- Insertions crâniales :
- Le faisceau superficiel s'insère sur les 2/3 antérieurs de l'arc zygomatique, dont une insertion sur le bord postéro-inférieur de l'os zygomatique, par une lame aponévrotique rejoignant la face latérale du muscle.
- Le faisceau profond naît sur le bord inférieur de l'arc zygomatique, y compris le processus zygomatique de l'os temporal.
- Trajet
- Le faisceau superficiel est oblique en bas et en arrière.
- Le faisceau profond est vertical descendant.
- Insertions caudales : il s'insère sur la face latérale de la mandibule.
- Le faisceau superficiel se termine sur la partie inférieure de la branche montante de la mandibule (ramus mandibulaire), en recouvrant le gonion (angle de la mandibule).
- Le faisceau profond se termine sur la face latérale du ramus, au dessus du superficiel en remontant jusqu'au processus coronoïde.
Innervation
Il est innervé par le rameau massétérique du nerf temporo-massétérique, lui-même branche du nerf mandibulaire (V3).
Action
Il est élévateur de la mandibule.
• Source WIKANATOMIE
Muscle petit zygomatique
Le muscle petit zygomatique est un muscle pair inconstant agissant sur la lèvre supérieure.

Muscle petit zygomatique
Le muscle petit zygomatique (Musculus zygomaticus minor en latin) est un muscle pair inconstant agissant sur la lèvre supérieure.
- Insertion crâniale : il s'insère sur l'os zygomatique en dedans du muscle grand zygomatique;
- Trajet : il est oblique en bas et en dedans
- Insertion caudale : il s'insère sur la face profonde de la peau, légèrement en dedans et au dessus de la commissure labiale
Innervation
Il est innervé par un rameau du nerf facial.
Action
Il porte la lèvre supérieure vers le haut.
• Source WIKANATOMIE
Muscle ptérygoïdien latéral
Le muscle ptérygoïdien latéral est un muscle pair de forme triangulaire faisant partie de l'appareil manducateur et localisé dans la fosse zygomatique.

Muscle ptérygoïdien latéral
Le muscle ptérygoïdien latéral (musculus pterygoideus lateralis en latin) est un muscle pair de forme triangulaire faisant partie de l'appareil manducateur et localisé dans la fosse zygomatique.
- Insertion dorsale : il s'insère sur :
- sur la partie antérieure et médiale du col du condyle de la mandibule
- sur la partie adjacente du fibrocartilage interarticulaire
- Trajet : conique, il s'élargit vers l'avant et en dedans en donnant deux faisceaux, supérieur et inférieur.
- Insertions ventrales : il s'insère :
- pour son faisceau supérieur, sur la moitié interne des faces latérales du sphénoïde
- pour son faisceau inférieur, sur la face externe de l'apophyse ptérygoïdienne du palatin.
Innervation
Il est innervé par le nerf ptérygoïdien latéral, une branche du nerf mandibulaire.
Vascularisation
Il est vascularisé par des branches de l'artère ptérygoidienne, branche de l'artère maxillaire.
Action
Ses deux faisceaux entrainent le disque articulaire et le condyle mandibulaire imprimant à la mandibule des mouvements de va et vient antérieurs et latéraux donnant la possibilité ainsi un broyage (trituration) des aliments.
Rapports
- Latéralement, avec :
- Médialement, avec :
- source WIKANATOMIE
Muscle ptérygoïdien médial
Le muscle ptérygoïdien médial est un muscle pair, parallèle au masséter, mais se situant plus en dedans de la branche de la mandibule.

Muscle ptérygoïdien médial
Le muscle ptérygoïdien médial (musculus pterygoideus medialis en latin) est un muscle pair, parallèle au masséter, mais se situant plus en dedans de la branche de la mandibule.
- Insertion ventrale : il prend son origine du processus ptérygoïde du sphénoïde (dans la fosse ptérygoïde, entre les deux ailes du processus).
- Trajet : Il se dirige vers le bas, le dehors et l'arrière.
- Insertion dorsale : il s'insère sur la face profonde de l'angle de la mandibule.
Innervation
Il est innervé par le nerf mandibulaire.
Vascularisation
Il est vascularisé par des branches de l'artère ptérygoïdienne, branche de l'artère maxillaire.
Action
Il est élévateur de la mandibule, participe à la propulsion de la mandibule (contraction bilatérale) et participe aussi au mouvement de diduction (contraction unilatérale).
Muscle stapédien
Le muscle stapédien ou muscle de l'étrier est un petit muscle de l'oreille moyenne, tendu entre le rocher de l'os temporal et le stapes de la chaîne ossiculaire de l'oreille.

Le muscle stapédien est le plus petit muscle strié de l'être humain [1].
Le muscle stapédien ou muscle de l'étrier (musculus stapedius pour la Terminologia Anatomica) [2] est un petit muscle de l'oreille moyenne, tendu entre le rocher de l'os temporal et le stapes (ou étrier) de la chaîne ossiculaire de l'oreille.
Il est sous l'influence d'arc réflexe, par conséquent non contrôlable par la volonté, mais son action est étudiée par le réflexe stapédien. Il reçoit une innervation d'une branche du nerf facial. Son activation réflexe entraine le déplacement de la tête de l'étrier vers l'arrière, ce qui diminuer la tension s'exerçant sur le tympan pour protéger ce dernier contre les bruits intenses [3].
Muscle temporal
Le muscle temporal est un muscle de l'appareil manducateur.

Muscle temporal. Sur le schéma, le processus zygomatique de l'os temporal est retiré pour voir le passage du muscle temporal
Le muscle temporal est un muscle de l'appareil manducateur.
- Insertions crâniales : il s'insère sur
- Trajet : il se dirige en particulier vers le bas pour les fibres antérieures du muscle et pour les fibres les plus postérieures vers le bas et l'avant.
- Insertions caudales : il s'insère en bas sur le bord antérieur et l'apex du processus coronoïde de l'os mandibule.
Innervation
Ce muscle est sous la commande des rameaux temporaux profonds du nerf mandibulaire
Action
Son action consiste à attirer la mandibule vers le haut et l'arrière en refermant la mâchoire.
LES MUSCLES DE LA BOUCHE
Muscle abaisseur de l´angle de la bouche
Le muscle abaisseur de l'angle de la bouche ou muscle triangulaire des lèvres est un petit muscle triangulaire pair de la partie latérale du menton.

Muscle abaisseur de l'angle de la bouche
Le muscle abaisseur de l'angle de la bouche (Musculus depressor anguli oris en latin) ou muscle triangulaire des lèvres est un petit muscle triangulaire pair de la partie latérale du menton.
- Insertion caudale : il nait du bord inférieur de la mandibule près de la symphyse mentonnière et en dehors de la ligne oblique externe
- Trajet : il va se rétrécir les fibres les plus externes montant sensiblement à la verticale, les plus internes étant fortement obliques en haut et en dehors
- Terminaison : il s'achève à la commissure labiale en avant des muscles orbiculaire de la bouche et buccinateur en se prolongeant dans le muscle canin et le muscle grand zygomatique.
Innervation
Il est innervé par des rameaux mentonniers de la branche cervico-faciale du nerf facial.
Vascularisation
Il est vascularisé par l'artère labiale inférieure.
Action
Il abaisse l'angle des lèvres étant antagoniste des muscles canin et grand zygomatique.
Rapports
Situé juste sous la peau, il recouvre les muscles abaisseur de la lèvre inférieure, platysma et buccinateur.
Muscle abaisseur de la lèvre inférieure
Le muscle abaisseur de la lèvre inférieure ou muscle carré du menton est un petit muscle pair losangique localisé dans la partie latérale du menton.

Muscle abaisseur de la lèvre inférieure
Le muscle abaisseur de la lèvre inférieure (Musculus depressor labii inferioris en latin) ou muscle carré du menton est un petit muscle pair losangique localisé dans la partie latérale du menton.
- Insertion caudale : il nait du tiers antérieur de la ligne oblique externe de la mandibule
- Trajet : il se dirige en haut et en dedans
- Terminaison : sur la face profonde de la peau de la lèvre inférieure
Innervation
Il est innervé par des rameaux mentonniers de la branche cervico-faciale du nerf facial.
Vascularisation
Il est vascularisé par l'artère labiale inférieure.
Action
Il abaisse la lèvre inférieure qu'il porte en bas et en dehors.
Rapports
Il nait sous le muscle abaisseur de l'angle de la bouche, s'en dégage par le haut et le dedans pour passer en avant du muscle orbiculaire de la bouche et du muscle mentonnier
Galerie

Muscle buccinateur
Le muscle buccinateur est un muscle de la joue. Il a la forme d'un rectangle. Il s'insère sur l'os maxillaire en haut et l'os mandibule en bas.

Le muscle buccinateur est un muscle de la joue. Il a la forme d'un rectangle. Il s'insère sur l'os maxillaire en haut et l'os mandibule en bas. Il est commandé par le nerf facial, et permet lors de sa contraction de vider le contenu de la bouche.
Le muscle buccinateur s'insère en avant sur le muscle orbiculaire de la bouche et en arrière sur le raphé ptérygomandibulaire*. Lorsqu'il se contracte, les aliments sont ramenés dans la bouche. C'est ce qui rend la mastication efficace.
- Le raphé ptérygomandibulaire est une corde tendue entre le processus ptérygoïdien et la mandibule.
• Sources WIKANATOMIE
Muscle élévateur de l'angle de la bouche
Le muscle élévateur de l'angle de la bouche ou muscle canin est un muscle de la face qui est élévateur de la lèvre supérieure.

Le muscle élévateur de l'angle de la bouche ou muscle canin
Le muscle élévateur de l'angle de la bouche (Musculus levator anguli oris en latin) ou muscle canin est un muscle de la face qui est élévateur de la lèvre supérieure.
- Insertion crâniale : il nait au milieu de la fosse canine du maxillaire, légèrement au dessous du foramen sous-orbitaire.
- Trajet : il se porte de haut en bas et légèrement en dedans
- Insertion caudale : il s'achève sur la peau de la lèvre supérieure, légèrement en dedans de la commissure labiale, en regard de la canine
Innervation
Il est innervé par un rameau du nerf sous-orbitaire, branche du nerf facial.
Action
Il élève la commissure labiale et la porte légèrement en dedans, faisant apparaître la canine sous-jacente et donnant un air agressif.
Rapports
Caché à sa partie supérieure au dessous du muscle releveur de la lèvre supérieure, il devient particulièrement superficiel dans sa partie inférieure où il n'est plus recouvert que par la peau. Il recouvre le maxillaire, la muqueuse orale et le muscle buccinateur.
Muscle élévateur du voile du palais
Le muscle élévateur du voile du palais ou muscle péri-staphylin interne est un muscle du pharynx.
Le muscle élévateur du voile du palais ou muscle péri-staphylin interne est un muscle du pharynx.
Il s'insère sur la face exocrânienne antérieur du rocher de l'os temporal et se dirige vers l'aponévrose palatine, ce qui lui permet d'attirer le palais mou en haut et en arrière.
Il est innervé par le nerf pneumogastrique (Xe paire des nerfs crâniens).
Muscle génioglosse
Le muscle génioglosse est un muscle pair, le plus volumineux des dix-sept muscles de la langue. Il fait partie des muscles extrinsèques de la langue.

Le muscle génioglosse
Le muscle génioglosse (ou génioglosse) (Musculus genioglossus en latin) est un muscle pair (un à droite, un à gauche), le plus volumineux des dix-sept muscles de la langue. Il fait partie des muscles extrinsèques de la langue (qui ont au moins un point d'attache extérieur à la langue).
Son nom vient du grec "genio" qui veut dire menton et "glosse" langue.
- Insertion ventrale : il s'insère sur l'apophyse mentonnière supérieure au niveau de la symphyse, sur la face interne de la mandibule
- Trajet : il s'étale en éventail da la pointe a l'extrémité postérieure de la langue,
- Insertion dorsale : il s'insère au niveau de l'os hyoïde.
Innervation
Il est innervé par le nerf grand hypoglosse, douzième paire de nerfs crâniens.
Vascularisation
Il est vascularisé par l'artère linguale.
Action
Il tire la langue vers l'avant et vers le bas. Il permet aussi la dilatation du pharynx et évite le collapsus essentiellement lors de pression pharyngée négative.
Galerie
Mandibule. face interne. Vue latérale. |
Les artères de la tête et du cou : l'artère linguale est une branche de l'artère carotide externe. Côté droit.
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Le nerf grand hypoglosse, nerf moteur du génioglosse.
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Coupe sagittale du nez, de la bouche, du pharynx et du larynx
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• Source WIKANATOMIE
Muscle orbiculaire de la bouche
Le muscle orbiculaire de la bouche ou muscle orbiculaire des lèvres est un sphincter autour de l'ouverture buccale qui forme en particulier la charpente des lèvres.

Muscle orbiculaire de la bouche
Le muscle orbiculaire de la bouche (Musculus orbicularis oris en latin) ou muscle orbiculaire des lèvres est un sphincter autour de l'ouverture buccale qui forme en particulier la charpente des lèvres.
Il s'agit en fait de deux demi orbiculaires tendus entre les deux commissures labiales, l'un passant dans la lèvre supérieure, l'autre dans la lèvre inférieure.
Les fibres de chaque demi orbiculaire se prolongent dans le muscle buccinateur, celles de la moitié inférieure dans la partie supérieure du buccinateur et celles de la moitié supérieure dans la partie inférieure du buccinateur.
Innervation
Il est innervé par un rameau du nerf facial
Action
Il permet des actions variées :
- fermeture de la bouche
- préhension des aliments par succion
- jeu des instruments à vent
- expression faciale.
• Source WIKANATOMIE
Muscle releveur de la lèvre supérieure
Le muscle releveur de la lèvre supérieure ou muscle élévateur de la lèvre supérieure est un muscle pair, quadrilatère, de la face longeant les ailes du nez.

Muscle élévateur de la lèvre supérieure
Le muscle releveur de la lèvre supérieure (musculus levator labii superioris) ou muscle élévateur de la lèvre supérieure est un muscle pair, quadrilatère, de la face longeant les ailes du nez.
- Insertion crâniale : il s'insère sur le bord inférieur de l'orbite au niveau de l'os zygomatique et de la branche montante du maxillaire.
- Trajet : il descend oblique en bas et en dedans.
- Insertion caudale : il s'achève en devenant intimement adhérent à la face profonde de la peau au niveau de la lèvre supérieure.
Innervation
Il est innervé par un rameau du nerf facial.
Vascularisation
Il est vascularisé par une branche de l'artère faciale.
Action
Il est élévateur de la lèvre supérieure en la portant légèrement en dehors.
Rapports
Recouvert par le muscle orbiculaire des paupières et par la peau à l'origine, il recouvre les vaisseaux et le nerf sous-orbitaire au moment où ils sortent du canal du même nom, il se place en avant du muscle canin dont il est scindé par du tissu adipeux, au transverse du nez ainsi qu'à l'orbiculaire des lèvres.
• Source WIKANATOMIE
Une dent est un organe enveloppé d'os, dur, blanchâtre, le plus souvent composé d'une couronne libre et d'une ou plusieurs racines implantées dans la cavité buccale, surtout dans l'os alvéolaire des os maxillaires, et destiné sursoudainer ainsi qu'à broyer les aliments.

Détail d'une molaire
Une dent est un organe enveloppé d'os, dur, blanchâtre, le plus souvent composé d'une couronne libre et d'une ou plusieurs racines implantées dans la cavité buccale, surtout dans l'os alvéolaire des os maxillaires (maxillaire et mandibule), et destiné sursoudainer ainsi qu'à broyer les aliments. 
Issu du latin dens de même sens, provenant d'une racine indœuropéenne(reconstruite) °d-, °ed, °denk ou °dent (mordre, mâcher) [1], d'où sont aussi issus, entre autres, les mots odontos (grec ancien) ou tand (néerlandais). 
Molaire extraite (3 racines)

Section d'une prémolaire
C'est l'organe le plus dur de l'organisme car il est constitué de l'email. Il résiste longtemps au feu et sert ainsi à l'identification en médecine médico-légale.
Son corps est essentiellement composé de dentine. Ce tissu est minéralisé à 70 % par l'hydroxyapatite. Les 30 % restant (dont 12 % d'eau) forment la trame organique, composée principalement de collagène. La dentine est perforée de micro-tubes ou tubulis dentinaires. Ceux-ci contiennent les prolongements des cellules dentaires, les odontoblastes. Ces cellules tapissent la périphérie de la cavité pulpaire. Elles synthétisent la dentine tout au long de la vie, de manière centripète, ainsi qu'à un rythme particulièrement lent.
Le tissu pulpaire assure leur innervation et leur vascularisation en provenance des racines dentaires. Les odontoblastes synthétisent en réponse à l'agression carieuse une dentine réactionnelle.
La couronne est recouverte d'émail, tissu minéralisé à plus de 97 %. Il est moins épais sur les dents temporaires. La racine est recouverte de cément, où s'enracinent les fibres collagèniques et élastiques du ligament alvéolo-dentaire ou desmodonte.
Ce ligament forme avec l'os une véritable articulation et renferme des cellules de régénération osseuse, ligamentaire et cémentaire. Il est richement innervé par des récepteurs mécaniques, propriocepteurs, qui renseignent le dispositif nerveux central sur la position exacte des dents et la pression exercée par les muscles masticateurs.
La dent est implantée dans l'os alvéolaire par une à trois racines (quelquefois plus). Les racines dentaires se terminent par un apex dont l'ouverture de moins de 1 mm permet la vascularisation et l'innervation de la dent (par le nerf mandibulaire).
Les dents sont portées par le maxillaire (mâchoire supérieure) et la mandibule (mâchoire inférieure).

Radiographie panoramique servant à voir la totalité de la denture (carie en distal de la dent n°35)

Radiographies de dents saines (prémolaires, molaires, dent de sagesse incluse)

On voit à la fois des dents temporaires et des dents définitives
- les incisives. On en a 8 (4 incisives centrales, 4 incisives latérales). Ce sont les dents du sourire. Elles sont monoradiculées, comme les canines.
- les canines. On en a 4. C'est la dent ayant la plus longue racine, unique. Elle permet la désocclusion des autres dents lors des mouvements de mastication, les protégeant ainsi de forces excessives et non physiologiques ; elles sont absentes chez les espèces herbivores.
- les prémolaires. On en a 8 aussi. Elles ont une ou deux racines, particulièrement rarement trois.
- les molaires. On en a de 8 à 12 (selon que les dents de sagesse sont constituées ou non). Ce sont les dents de la mastication, les plus solides. Elles ont le plus souvent 3 racines.
On parle aussi de dent de sagesse, la troisième molaire qui pousse à partir de l'âge de quinze ans chez l'homme. Il est de plus en plus rare d'avoir ses quatre dents de sagesse ; fréquemment il n'y en a que deux ou trois à se former et elles n'ont pas forcément la place indispensable à un positionnement correct, auquel cas elles provoquent des infections à répétition (péricoronarite,cellulite) et doivent être retirées.
Chez l'Homme, deux dentitions se succèdent :
- les dents temporaires ou dents de lait : elles commencent à pousser vers 6 mois (mais cela peut aller de l'apparition jusqu'à un an). Elles commencent à tomber vers 6 ans. On en a vingt.
- les dents définitives ou dents permanentes : la première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans. Par la suite l'ordre est variable. Les dernières dents définitives se mettent en place vers 12 ans avec l'éruption des 2e molaires définitives. On peut en avoir 32 en tout si on possède ses quatre dents de sagesse.
Pour simplifier la communication, la Fédération Dentaire Mondiale attribue à chaque dent un numéro :
- Pour le chiffre des unités : on numérote les dents en partant du centre vers le fond.
- 1 l'incisive centrale,
- 2 l'incisive latérale,
- 3 la canine,
- 4 la première prémolaire,
|
- 5 la seconde prémolaire,
- 6 la première molaire,
- 7 la seconde molaire,
- 8 la dent de sagesse.
|
- Le chiffre des dizaines est déterminé par la partie d'un quadrant imaginaire dans lequel se trouve la dent. En regardant la personne en face, 1 est en haut à gauche, 2 en haut à droite, 3 en bas à droite, 4 en bas à gauche.
- Pour les dents temporaires, le chiffre des dizaines est de 5 à 8 selon le même quadrant, dans le sens des aiguilles d'une montre.
Exemples : 23 est la canine supérieure gauche ; 74 est la première molaire temporaire mandibulaire gauche.
Notation à deux chiffres de la FDI, pour une personne dont on regarderait la mâchoire de face. Les indications «gauche» et «droite» du tableau, par contre, s'entendent du point de vue du patient. |
Dents définitives |
en haut à droite |
en haut à gauche |
18 |
17 |
16 |
15 |
14 |
13 |
12 |
11 |
21 |
22 |
23 |
24 |
25 |
26 |
27 |
28 |
48 |
47 |
46 |
45 |
44 |
43 |
42 |
41 |
31 |
32 |
33 |
34 |
35 |
36 |
37 |
38 |
en bas à droite |
en bas à gauche |
|
Dents de lait |
en haut à droite |
en haut à gauche |
|
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|
55 |
54 |
53 |
52 |
51 |
61 |
62 |
63 |
64 |
65 |
|
|
|
|
|
|
85 |
84 |
83 |
82 |
81 |
71 |
72 |
73 |
74 |
75 |
|
|
|
en bas à droite |
en bas à gauche |
L'anatomie de la couronne en émail des dents est divisée en cinq faces.
- Face occlusale, ou face triturante : c'est la face sur laquelle on mord. Cette face est constituée de cuspides (bosses) et de fosses, sillons. Elle permet l'occlusion avec son homologue de l'arcade dentaire opposée. Ce phénomène, statique ou dynamique, est d'origine réflexe ou volontaire : il est étudié dans la science de l'occlusion dentaire.
- Face vestibulaire : c'est la face se trouvant à l'extérieur, contre la joue.
- Face palatine : c'est la face à l'intérieur, en haut et orientée vers le palais.
- Face linguale : c'est la face à l'intérieur, en bas, que la langue effleure généralement.
- Face mésiale : c'est la face cachée entre deux dents et regardant vers l'avant.
- Face distale : c'est la face cachée entre deux dents et regardant vers l'arrière.
L'anatomie de chaque dent est unique. Cependant certains traits reviennent à une fréquence plus ou moins élevée, qui peuvent faire ressortir une «norme», avec toujours des variations individuelles.
Elles ont une seule racine. On peut distinguer une face vestibulaire, une face palatine ou linguale, un bord libre. La face palatine porte le plus souvent un cingulum.
La couronne est en pointe, ou dent du lion. Une seule racine, particulièrement longue. C'est aussi la dent de l'œil : une infection à son extrémité se transmet vite à l'œil, via le canal lacrymal.
Les prémolaires inférieures ont le plus souvent une racine, la première prémolaire supérieure a deux racines, la seconde une seule. Elles ont deux cuspides, fréquemment particulièrement marquées.
Les molaires supérieures ont le plus souvent trois racines, les molaires inférieures deux. Elles ont le plus souvent quatre cuspides, sauf la première molaire inférieure qui en a cinq. Les dents de sagesse ont une anatomie plus variable.
Les dents ont plusieurs rôles importants :
Lorsqu'elle s sont absentes, on assiste à l'affaissement de l'étage inférieur de la face (la mandibule «remonte» et s'avance, les lèvres s'enfoncent) : c'est le profil du vieillard édenté. Ce phénomène est accentué par la disparition de l'os alvéolaire. Cet os existe par et pour la dent, et «fond» progressivement quand, avec la dent, la stimulation mécanique disparaît. Certaines espèces ont des dents qui dépassent hors de la bouche.
Les dents étant minéralisées, elles sont peu capables de réactions de défense. Il est spécifiquement important de bien les nettoyer, par un brossage régulier et adapté.

Image d'une prémolaire reconstituée.
En cas de pathologie, il faut consulter un dentiste. La dentisterie peut se subdiviser en plusieurs parties :
Les anomalies dentaires sont particulièrement variables car l'odontogenèse dure longtemps (plusieurs années) et est particulièrement sensible aux différentes agressions. D'autre part certaines anomalies sont héréditaires.
- Diminution
- Hypodontie : manque de certaines dents suite à des agénésies. Origine héréditaire. Rare en denture temporaire.
- Oligodontie : absence de nombreuses dents ; fréquemment les quelques dents présentes sont plus petites. Fréquemment associé à un syndrome ectodermique (syndrome de Christ-Siemens-Touraine).
- Anodontie : aucune dent n'est constituée.
Augmentation : Hyperdontie = polydontie : dents surnuméraires, trop nombreuses (plus rare que hypodontie)
- Mésiodens : dent supplémentaire entre les deux incisives centrales maxillaires.
- Dédoublement = dents jumelles = doublon surnuméraire : soit une quatrième molaire, soit une troisième prémolaire. Ces dents restent le plus souvent incluses.
- Hyperdontie syndromique : dans la dysostose cléïdo-crânienne ou le syndrome de Garner.
Polyphilodontie. Théoriquement l'homme est diphyodonte : deux dentures se succèdent. Exceptionnellement on peut voir trois dentures successives.
- Dentition pré-déciduelle : dent rudimentaire sans racine présente à l'apparition ; va tomber au cours de la première semaine néo-natale.
- Dentition post-permanente.
Microdontie : dent plus petite que la normale. Aussi nommée «dent en grain de riz». Concerne fréquemment les incisives latérales supérieures ou les dents de sagesse supérieures.
Macrodontie : dent plus grosse que la normale. Peut être liée à un gigantisme hypophysaire.
Dysmorphies : anomalies de forme
- Anomalies de toute la dent
- Gémination : le germe s'est divisé en partie ; la dent est plus volumineuse. (ou : une dent normale est collée à une dent surnuméraire).
- Fusion : union avec interpénétration tissulaire de deux germes, durant leur formation.
- Dédoublement : stade ultime de la gémination. Impliqué dans l'étiopathogénie des dents surnuméraires.
- Dent invaginée = dens in dente : il y a comme une seconde dent au sein de la dent principale (principalement sur les dents monoradiculées).
- Taurodontisme : chambre pulpaire anormalement grande ; furcation plus apicale.
- Dilacération : un traumatisme durant la formation de la dent a entraîné un dommage du germe.
- Anomalies de la couronne
- Dent conique en grain de riz. Concerne en particulier les incisives latérales.
- Dent évaginée = coulée d'émail : sorte de grosse cuspide supplémentaire. Tubercule de Carabelli, tubercule de Bolk, tubercule de Leong, cingulum disproportionné. Il faut les éliminer en cas de gêne de l'occlusion.
- Anomalies de racines
- Taille : anormale si la longueur est inférieure ou égale à celle de la couronne.
- Direction : axe plus ou moins coudé, en baïonnette, torsadé… Ces courbures peuvent être dues à des obstacles durant la croissance.
- Nombre : variable, en particulier sur la troisième molaire : d'une à sept racines.
- Concrescence = concrétion : les racines de deux dents sont entrées en contact au cours du développement et ont fusionné.
- Inclusion : la dent reste incluse dans l'os sans faire son éruption.
- Inclusions habituelles : dent de sagesse, canines maxillaires, deuxième prémolaire maxillaire.
- Inclusion avec ectopie ou malposition : dent de sagesse dans la branche montante de la mandibule ; dent dans le sinus maxillaire.
- Enclavement et ankylose : une dent temporaire qui ne tombe pas empêche la dent permanente de pousser.
- Ectopie : canine supérieure palatine ; incisive latérale inférieure près de la seconde molaire lactéale ; dent de sagesse peut sortir au niveau du rebord basilaire, sous le condyle mandibulaire …
- Transposition : inversion de place entre deux dents.
Dysplasies : anomalies de structure
- Dysplasies de cause générale
- Hypoplasie simple : modification légère de la morphologie de l'émail, sans altération de la dent.
- Hypoplasie complexe : modification de la structure et des caractères généraux de la dent. Dent de Hutchinson (incisive centrale maxillaire en tour de vis) ; dent de Mozer (première molaire supérieure conique).
- Fluorose dentaire : défaut de minéralisation suite à une ingestion excessive de fluor au cours de la formation des dents.
- Dysplasies de cause locale
- Hypoplasie traumatique
- Hypoplasie d'origine infectieuse : Dent de Turner
- Odontodysplasie régionale = dent fantôme. Touche l'émail plus la dentine. Plutôt chez les filles, les dents temporaires antérieures. Elles sont nommées ainsi car on les distingue à peine à la radiographie.
- Dent en écaille : due à un arrêt de croissance de la papille ecto-mésenchymateuse et une incapacité pour la pulpe à former de la dentine normale.
- Dysplasies héréditaires
- Amélogenèse imparfaite : l'émail ne se forme pas correctement. On peut distinguer les amélogenèses imparfaites hypoplasique, hypomature, hypominéralisée.
- Dentinogenèse imparfaite : la dentine ne se forme pas correctement. On peut distinguer : le type 1 : dans l'ostéogenèse imparfaite ; le type 2 : dentine opalescente héréditaire ; le type 3 : dentinogenèse imparfaite de BrandyWine.
- Dyschromies primitives = dyschromies intrinsèques : certains produits ingérés lors de la formation des dents peuvent les colorer dans la masse. La coloration est définitive.
- Erythrodontie : coloration rose-brun. C'est un symptôme de la porphyrie congénitale.
- Dent verte : due à un ictère néo-natal.
- Dent brun-jaune = coloration à la tétracycline (un antibiotique).
- Fluorose dentaire : un apport excessif de fluor peut colorer les dents. Dans les formes modérées : fines lignes blanches horizontales et parallèles. Dans les formes plus avancées : tâches blanchâtres s'étendant progressivement. Dans les formes sévères : tâches jaunâtres ou brunâtres avec zones d'érosions. La fluorose dentaire apparaît dès prise orale régulière de 2 mg par jour de fluor.
- Coloration verdâtre lors de traitement par ciprofloxacine chez lez nourissons.
- Dyschromies acquises = dyschromies extrinsèques : certains produits peuvent entraîner des colorations plus ou moins superficielles des dents. La coloration s'élimine par brossage, détartrage, polissage ou autres.
- Sels métalliques : fer brun, cuivre vert, zinc noir, argent ardoise.
- Produits chimiques : mercure, goudron (dans le tabac), vapeurs nitreuses.
- Médicaments : chlorhexidine (brun). La chlorexidine est présente dans de nombreux bains de bouche. Son utilisation au long cours est à proscrire.
- Bactéries : certaines bactéries ou champignons sont chromogènes (vert, orangé, noir).
- Causes iatrogènes : un amalgame peut donner à la dent une coloration noirâtre.
- Aliments : café, thé, vin, myrtilles… Ces colorations sont le plus souvent réversibles.
- Dyschromies d'origine interne (après éruption de la dent) :
- Traumatisme : un choc violent provoque la nécrose de la pulpe, qui va entraîner une coloration brunâtre ou rosâtre de la dent.
- Granulome interne.
- Populaire
- « Faire ses dents »: avoir les dents qui percent, chez un jeune enfant. Par extension c'est une personne qui apprend quelque chose par l'expérience.
- «avoir une dent contre quelqu'un» : avoir des griefs, lui en vouloir.
- «avoir la dent dure» : infliger des punitions inutilement lourdes.
- «avoir les dents longues» : avoir énormément d'ambition, par conséquent d'appétit. Par exagération, on peut dire de quelqu'un : il a les dents qui rayent le parquet.
- «œil pour œil, dent pour dent» (Loi du Talion) : par vengeance, infliger à quelqu'un les mêmes dommages qu'il vous a infligés.
- «mentir comme un arracheur de dents» : mentir sans scrupule. Vient de la réputation des barbiers-chirurgiens du Moyen Age, qui vantaient nombre de panacées douteuses depuis leurs étals.
- «se casser les dents sur quelque chose» : subir un échec cuisant.
- «croquer la vie à pleines dents» : avoir un appétit de vivre pleinement, profiter de la vie (dans la même idée : soif de vivre)
La gencive est la partie des muqueuses buccales qui assure le rôle de manchon étanche autour de chaque dent. Elle recouvre aussi l'os alvéolaire.

Gencive saine.
Définitions :
La gencive est la partie des muqueuses buccales qui assure le rôle de manchon étanche autour de chaque dent. Elle recouvre aussi l'os alvéolaire. Elle est la partie visible du parodonte.
Elle est plus rose que les autres muqueuses de la bouche car elle contient (comme la peau mais dans une moindre mesure) de la kératine*. Aspect de la gencive saine : couleur rosée ; texture "en peau d'orange" ; ne saigne pas au simple contact.
Les différents types de gencives
La gencive peut se diviser en plusieurs parties :
- Gencive marginale ou gencive libre.
En direction coronaire*, la gencive se termine par le bord gingival libre aux contours festonnés. Cette gencive délimite, entre elle-même et la dent, un sillon nommé sulcus*.
Cette gencive est attachée à l'os alvéolaire sous-jacent.
En direction apicale, la gencive se continue avec la muqueuse alvéolaire lâche, de couleur rouge plus foncé, dont elle est scindée par une ligne de démarcation : la jonction muco-gingivale.
C'est la gencive localisée dans l'espace entre chaque dent.
La gencive peut être plus ou moins épaisse, plus ou moins kératinisée*. On observe une hyperkeratinisation de la gencive chez le fumeur.
Pathologies
Traditions
Tatouage des gencives chez une jeune fille peul du Mali
Plusieurs ethnies, telles que les Peuls d'Afrique de l'ouest, pratiquent le tatouage des gencives.
Muscle risorius
Le muscle risorius ou risorius est un petit muscle plat inconstant et de taille assez variable de la joue localisé à la commissure des lèvres.

Muscle risorius
Le muscle risorius ou risorius (Musculus risorius en latin) est un petit muscle plat inconstant et de taille assez variable de la joue localisé à la commissure des lèvres.
- Insertion dorsale : il nait du fascia au niveau de la parotide ou du masséter
- Trajet : il se dirige en avant et en dedans
- Insertion ventrale : il s'achève dans la peau de la région de la commissure des lèvres.
Innervation
Il est innervé par le nerf facial.
Action
Il attire la commissure des lèvres en arrière, provoquant l'attitude du rire
Muscle stylo-glosse
Le muscle stylo-glosse est un muscle pair extrinsèque de la langue

Muscle stylo-glosse

Muscle stylo-glosse
Le muscle stylo-glosse (Musculus styloglossus en latin) est un muscle pair extrinsèque de la langue
- Insertion crâniale : il nait de la face antéro-latérale de l'apophyse styloïde de l'os temporal près de son extrémité et du ligament stylo-mandibulaire
- Trajet : il se dirige en avant, en bas et en dedans vers le dos de la langue où il se divise en deux faisceaux terminaux :
- un faisceau supérieur principal qui se dirige jusqu'à l'extrémité de la langue et mêle ses fibres avec celles du muscle supérieur longitudinal,
- un faisceau inférieur qui mêle ses fibres avec celles du muscle hyo-glosse.
Innervation
L'innervation est assurée par le nerf facial et le nerf hypoglosse.
Action
Le muscle stylo-glosse attire la langue en haut et en arrière
Galerie
Temporal droit. Vue latérale
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Artère carotide et sous-clavière.
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• Source WIKANATOMIE
Muscle tenseur du voile du palais
Le muscle tenseur du voile du palais ou muscle péristaphylin externe est un muscle du pharynx
Le muscle tenseur du voile du palais ou muscle péristaphylin externe est un muscle du pharynx
Insertions
- couche superficielle : fosse scaphoïde jusqu'à l'épine du sphénoïde en contournant le bord post de la grande aile du sphénoïde en rétrécissant. Se réfléchit sur l'hamulus pour devenir horizontal et s'insère en éventail sur le bord postérieur de la lame horizontale du palatin et sur l'éventail contre-latéral. Rôle : relever le voile du palais.
- couche interne : s'insère sur le bord latéral de la trompe auditive en éventail et descend sur hamulus. Rôle : ouverture de la trompe auditive lors de la déglutition.
Innervation
- sensitive : nerf grand palatin et palatins accessoires
- motrice : nerf trijumeau
Le voile du palais présente une grande mobilité : il est fixé à la lame horizontale du palatin et présente une charpente fibreuse constituée par la terminaison fibreuse du m. tenseur du palais.
• Sources WIKANATOMIE
LES MUSCLES DE LA FACE
Muscle auriculaire
Les muscles auriculaires sont des muscles atrophiques au nombre de trois et localisés autour de l'auricule ou pavillon de l'oreille.

Les muscles auriculaires
Les muscles auriculaires (Musculi auriculares en latin) sont des muscles atrophiques au nombre de trois et localisés autour de l'auricule ou pavillon de l'oreille. On peut distinguer ainsi :
- le muscle auriculaire postérieur
- le muscle auriculaire supérieur
- le muscle auriculaire antérieur.
Muscle auriculaire postérieur
C'est principal des trois. Il est constitué de deux ou trois faisceaux.
- Insertion dorsale : il nait de la base du processus mastoïde atteignant quelquefois l'os occipital*
- Trajet : il se dirige vers l'avant
- Terminaison : il s'achève à la partie inférieure de la conque.
Muscle auriculaire supérieur
Mince, triangulaire, il occupe la fosse temporale.
- Insertion crâniale : il nait du bord externe de l'aponévrose épicrânienne*
- Trajet : il se dirige vers le bas
- Terminaison : il s'achève à la partie supérieure de la conque.
Muscle auriculaire antérieur
Muscle triangulaire, c'est le plus petit des trois.
- Insertion ventrale : il nait du bord externe du muscle occipito-frontal au niveau du processus zygomatique
- Trajet : il se dirige vers l'arrière
- Terminaison : il s'achève à la partie antérieure de la conque.
Innervation
Ils sont innervés par des branches auriculaires du nerf facial
Action
Muscles atrophiques chez l'homme, ils ne jouent aucun rôle. Ils sont théoriquement dilatateurs de l'entrée du conduit auditif externe.
Muscle corrugateur du sourcil
Le muscle corrugateur du sourcil ou muscle sourcilier est un petit muscle pair, charnu localisé le long de l'arcade sourcilière.

Muscle corrugateur du sourcil ; la partie supéro-interne du muscleorbiculairede l'œil a été dégagée pour faire apparaitre le muscle.
Le muscle corrugateur du sourcil (Musculus corrugator supercilii en latin) ou muscle sourcilier est un petit muscle pair, charnu localisé le long de l'arcade sourcilière.
- Insertion médiale : il nait par un, deux ou trois faisceaux, de la partie interne de l'arcade sourcilière, sur l'os frontal
- Trajet : il forme une languette charnue, étroite, assez épaisse qui se dirige en haut et en dehors en décrivant une légère courbe à concavité inférieure
- Terminaison : il s'achève dans la partie postérieure du muscle orbiculaire de l'œil au niveau de la partie moyenne de l'arcade sourcilière.
Innervation
Il est innervé par un rameau du nerf facial.
Action
Il fronce le sourcil en l'amenant en bas et en dedans aussi est il quelquefois surnommé le "muscle de la tristesse".
Rapports
Il est recouvert par les muscles pyramidal du nez, orbiculaire de l'œil et occipito-frontal.
Galerie
• Sources WIKANATOMIE
Muscle grand zygomatique
Le muscle grand zygomatique couvre de la partie postérolatérale de l'os maxillaire au sillon nasolatéral.

Muscle horripilateur
Les muscles horripilateurs sont des muscles lisses localisés à la base de chaque poil chez la majorité des mammifères, dont les humains, et qui participent à la thermorégulation.
Les muscles horripilateurs sont des muscles lisses localisés à la base de chaque poil chez la majorité des mammifères, dont les humains, et qui participent à la thermorégulation.
Leur nom latin, aussi utilisé en anglais, est Arrectores pilorum.
Muscle mentonnier
Le muscle mentonnier ou muscle de la houppe du menton est un petit muscle pair de la partie centrale du menton.

Muscle mentonnier
Le muscle mentonnier (Musculus mentalis en latin) ou muscle de la houppe du menton est un petit muscle pair de la partie centrale du menton.
- Insertion crâniale : il nait d'une fossette localisée de part et d'autre de la symphyse mentonnière
- Trajet : il se dirige en bas, en avant et en dehors en s'évasant pour former une sorte d'houppe et en laissant chez certains individus dans la partie centrale séparant les deux muscles une fossette nommée fossette mentonnière. Rouge et fasciculé dans sa partie supérieure, il devient décoloré et rempli de graisse dans sa partie inférieure;
- Terminaison : il s'achève dans la peau du menton
Innervation
Il est innervé par un rameau du nerf facial
Action
Il est releveur de la peau du menton qu'il fronce et par suite releveur indirect de la lèvre inférieure qu'il projette en avant.
Muscle occipito-frontal
Le muscle occipito-frontal est un muscle plat, digastrique, constitué d'un ventre occipital inséré sur la ligne nucale supérieure de l'os occipital...

Muscle occipito-frontal
Le muscle occipito-frontal est un muscle plat, digastrique, constitué d'un ventre occipital inséré sur la ligne nucale supérieure de l'os occipital et d'un ventre frontal qui se termine dans la peau du front et des sourcils, les deux étant scindées par une zone aponévrotique : la galéa.
C'est un muscle mince pair, grossièrement quadrilatère, scindé de son vis à vis par la partie postérieure de l'aponévrose épicrânienne et recouvrant la plus grande partie de l'os occipital
- Insertion haute : il s'insère, en haut et en dedans, sur l'aponévrose épicrânienne
- Trajet : il descend le long de l'os occipital, scindé par un tissu cellulo-graisseux qui favorise son glissement
- Insertion basse : il s'insère par des fibres aponévrotiques sur les deux tiers externes de la ligne nucale supérieure et sur la portion attenante de la région mastoïdienne de l'os temporal.
- Ventre frontal
C'est un muscle mince, grossièrement quadrilatère, recouvrant la partie antérieure de l'os frontal
- Insertion haute : il s'insère sur l'aponévrose épicrânienne suivant une ligne semi circulaire aisément visible chez énormément de sujets
- Trajet : il descend le long de l'os frontal, scindé par un tissu cellulo-graisseux qui favorise son glissement
- Insertions basses : il s'achève
- Aponévrose épicrânienne (Galea aponeurotica en latin) ou galéa :
Elle s'insère :
- en arrière, sur la protubérance occipitale externe et le tiers interne de la ligne nucale supérieure puis sur l'extrémité antérieure des fibres du ventre occipital
- latéralement, sur le bord supérieur de l'arcade zygomatique
- en avant, sur le bord supérieur du ventre frontal.
Innervation
Il est innervé :
- pour le ventre occipital par un rameau du nerf auriculaire postérieur branche du nerf facial,
- pour le ventre frontal, par un rameau du nerf temporal, autre branche du nerf facial.
Vascularisation
Il est vascularisé
- pour le ventre occipital et la région adjacente de la galéa, par l'artère occipitale
- pour le ventre frontal et la région adjacente de la galéa par l'artère frontale interne
- pour le reste de la galéa, par des branches de l'artère temporale superficielle.
Action
La portion occipitale tend l'aponévrose épicrânienne qui tendra à son tour la moitié supérieure de l'orbiculaire de l'œil, provoquant un haussement des sourcils et un plissement de la racine du nez, donnant une expression gaie au visage.
Rapports
Sur le plan profond, avec le périoste des os du crâne correspondant séparé par une zone de glissement fait d'un tissu graisseux.
Sur le plan superficiel avec la peau du crâne avec laquelle il est uni par un tissu particulièrement serré et dont la totalité forme le cuir chevelu.
Muscle orbiculaire de l'oil
Le muscle orbiculaire de l'œil ou muscle orbiculaire des paupières est un muscle formant une zone elliptique autour des paupières et s'étalant en une couche mince sur les paupières elles-mêmes.

Muscle orbiculaire de l'œil, la partie supéro-interne a été réséquée pour montrer
Le muscle corrugateur du sourcil.

Muscle orbiculaire de l'œil, vue endocrânienne, globe oculaire retiré.
Le muscle orbiculaire de l'œil (Musculus orbicularis oculi en latin) ou muscle orbiculaire des paupières est un muscle formant une zone elliptique autour des paupières et s'étalant en une couche mince sur les paupières elles-mêmes. Il est divisé habituellement en trois parties : palpébrale, orbitaire et lacrymale.
La portion palpébrale
Mince et pâle, cette partie est tendue entre le ligament palpébral médial et le ligament palpébral latéral, se divisant en deux la partie supérieure passant dans la paupière supérieure, la partie inférieure dans la paupière inférieure.
La portion orbitaire
Plus épaisses que la portion précédente et de couleur rouge vif, ses fibres circulaires font le tour de l'orbite s'insérant sur le processus frontal du maxillaire*.
La portion lacrymale
Cette partie est tendue entre le ligament palpébral médial et la crête lacrymale postérieure.
Innervation
Il est innervé par le nerf facial (VII)
Action
Il est responsable de la fermeture de l'œil.
La portion palpébrale est sollicitée lors des clignements et des clins d'œil. Elle est elle-même divisée en deux parties :
La portion orbitaire, localisée en circonférence de la partie palpébrale, est sollicitée lors de la fermeture forcée de l'œil. Elle agit conjointement avec l'autre partie de l'orbiculaire ainsi qu'avec les muscles sourcilier et pyramidal.
Muscle pyramidal
Le muscle pyramidal ou muscle pyramidal du nez ou muscle procerus est un petit muscle pair localisé à la racine du nez.

Muscle pyramidal du nez
Le muscle pyramidal (Musculus procerus, pyramidalis nasi, depressor glabellæ en latin) ou muscle pyramidal du nez ou muscle procerus est un petit muscle pair localisé à la racine du nez.
- Insertion caudale : il nait par des fibres tendineuses de la partie externe et basse de l'os nasal et de la partie supérieure du cartilage nasal latéral sous-jacent.
- Trajet; il monte vers la racine du nez, entrecroisant ses fibres avec celles du ventre frontal du muscle occipito-frontal
- Terminaison : il s'achève sur la face profonde de la peau au niveau de la glabelle.
Innervation
Il est innervé par un rameau de la branche buccale du nerf facial.
Action
Il abaisse l'angle médial des sourcils provoquant un froncement de leur part.
Muscle releveur naso-labial
Le muscle releveur naso-labial ou muscle élévateur de la lèvre supérieure et de l'aile du nez ou muscle releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre est un muscle pair, mince, triangulaire positionné sur le bord de l'aile du nez.

Muscle releveur naso-labial
Le muscle releveur naso-labial (Musculus levator labii superioris alæque nasi en latin) ou muscle élévateur de la lèvre supérieure et de l'aile du nez ou muscle releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre est un muscle pair, mince, triangulaire positionné sur le bord de l'aile du nez.
- Insertion crâniale : il nait par une extrémité étroite du processus orbitaire interne de l'os frontal immédiatement en dessous du tendon du muscle orbiculaire de l'œil.
- Trajet : il se porte en bas et légèrement obliquement en dehors et se divise en deux faisceaux : médial et latéral
- Terminaisons : il se termine pour :
- le faisceau médial, sur la face profonde de la peau du nez au niveau du cartilage de l'aile du nez
- le faisceau latéral, sur la face profonde de la peau de la lèvre supérieure.
Innervation
Il est innervé par des rameaux zygomatiques du nerf facial
Action
Il attire vers le haut l'aile du nez et la lèvre supérieure, dégageant les dents.
Rapports
Recouvert par la peau ainsi qu'à son sommet par le muscle orbiculaire de l'œil, il recouvre le processus montant du maxillaire et le muscle transverse du nez.
Galerie
Muscle transversal du nez
Le muscle transversal ou transverse du nez ou muscle triangulaire du nez est un petit muscle pair triangulaire tendu de la fosse canine jusque sur le dos du nez.

Muscle transversal du nez
Le muscle transversal ou transverse du nez (musculus nasalis en latin) ou muscle triangulaire du nez est un petit muscle pair triangulaire tendu de la fosse canine jusque sur le dos du nez. Il est fréquemment reconnu comme une partie du muscle abaisseur de l'aile du nez.
- Insertion latérale : il s'insère en dedans de la fosse canine du maxillaire
- Trajet : il se porte en avant et en dedans sur l'aile du nez
- Terminaison : il s'achève sur l'arête du nez avec une aponévrose commune au muscle pyramidal.
Innervation
Il est innervé par la branche buccal du nerf facial
Action
Il est dilatateur des narines
Rapports
Recouvert par la peau ainsi qu'à le muscle releveur naso-labial, il recouvre le cartilage de l'aile du nez et légèrement le cartilage du nez.
Galerie
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