| Anatomie du crane
Bourrelet sus-orbitaire
Le bourrelet sus-orbitaire est une saillie osseuse localisée au dessus de l'orbite et au dessous du front. Il se trouve au niveau des sourcils.

Le bourrelet sus-orbitaire est une saillie osseuse localisée au dessus de l'orbite et au dessous du front. Il se trouve au niveau des sourcils. On le retrouve chez des nombreux mammifères, mais il est réduit (voir absent) chez les humains.
Le bourrelet sus-orbitaire est un caractère ancestral dans lalignée humaine qu'on observe chez l'Homo erectus ou encore l'homme de Néandertal.
Conception anthropologique
L'importance de ces bourrelets fluctue aussi selon les différentes espèces primates, actuels ou fossiles. Les plus proches parents de l'homme qui existent aujourd'hui, les grands Singes, ont des bourrelets supra-orbitaux assez prononcés, tandis que chez l'homme moderne ils sont assez réduits. Le témoignage des fossiles indique que le bourrelet supra-orbital s'est réduit chez l'homme primitif à mesure que la voûte crânienne prenait de l'importance et venait se placer à la verticale, au-dessus du visage.
Certains paléoanthropologues distinguent entre torus et bourrelet. Anatomiquement, un torus est une saillie de l'os. Selon cette théorie les hominidés fossiles avaient un torus, mais les humains modernes n'ont plus qu'un bourrelet.
Utilité
Le bourrelet sus-orbital est un épaississement de l'os au-dessus des yeux. Il vise à renforcer les os du visage, qui sont plus faibles, de la même façon ou environ que le menton des hommes modernes s'est développé pour renforcer leurs mâchoires inférieures, assez minces. C'était indispensable chez les pongidés et les premiers hominidés à cause de l'effort énorme produit sur leur crâne par leurs appareils masticatoires puissants, la meilleure démonstration se trouve chez quelques-uns des membres du genre Paranthropus. Le bourrelet sus-orbital était un des derniers traits à avoir disparu au cours de l'évolution qui conduit à l'homme moderne et il n'a disparu qu'avec le développement moderne d'un lobe frontal prononcé. C'est une des différences les plus marquantes entre Homo sapiens et Homo neanderthalensis. On nomme cette théorie «modèle bio-mécanique pour la formation du bourrelet sus-orbital».
Canal lacrymo-nasal
Le canal lacrymo-nasal est un conduit osseux localisé sur l'unguis, reliant le maxillaire supérieur et le cornet supérieur.

Le canal lacrymo-nasal droite.

Vue globale de l'insertion sur la face.
Le canal lacrymo-nasal (aussi appelé le canal lacrymal et canal des larmes) est un conduit osseux localisé sur l'unguis, reliant le maxillaire supérieur et le cornet supérieur.
Un canal membraneux, le canal lacrymo-nasal membraneux, s'y insère et permet le drainage de l'excédent de liquide lacrymal du sac lacrymal vers la cavité nasale (raison pour laquelle, quand qu'une personne pleure, le nez se remplit de liquide et qu'elle peut quelquefois sentir le goût salé des larmes).
Tout comme le sac lacrymal, le conduit est un épithélium stratifié, contenant des cellules sécrétrices de mucus, entouré d'un tissu conjonctif.
Canal vocal
Le canal vocal couvre de la glotte jusqu'aux lèvres ainsi qu'aux narines. Sonore ou silencieux, le souffle pulmonaire traverse ce canal vocal, il peut emprunter trois conduits, les cavités gutturale, buccale, et nasale.
Le canal vocal couvre de la glotte* jusqu'aux lèvres ainsi qu'aux narines. Sonore ou silencieux, le souffle pulmonaire traverse ce canal vocal, il peut emprunter trois conduits, les cavités gutturale, buccale*, et nasale.
Canaux gutturo-buccal et gutturo-nasal
- Quand le voile du palais se relève et ferme l'accès aux fosses nasales*, le canal vocal est gutturo-buccal (il traverse le gosier et la bouche).
- Si le voile du palais* s'abaisse, empêchant l'expiration par la bouche, le canal vocal est gutturo-nasal (il traverse les conduits de la gorge et du nez).
Le souffle sonore résonne dans le canal vocal qu'il emprunte, et s'y charge d'harmoniques qui enrichissent d'un timbre spécifique le son essentiel qu'il porte.
Cornet nasal
Les cornets nasaux sont 3 paires de lames osseuses enroulées participant aux fosses nasales.
Fonctions
Sur les côtés latéraux on a trois cornets* qui offrent une résistance à l'écoulement de l'air et le dirigent vers l'épithélium olfactif* en haut.
Les cornets jouent un rôle majeur dans le processus respiratoire. Une résection excessive de cornets (turbinectomie*) peut conduire au syndrome du nez vide* (SNV), aussi connu sous le nom de Empty Nose Syndrome (ENS).
L'organe voméronasal*, localisé en arrière sur le septum, a un rôle dans la détection de phéromones*.
Les cellules ciliées et le mucus* sur les parois éliminent de l'air circulant la poussière et les germes. Les cils repoussent le mucus vers le pharynx, où il sera dégluti.
Rôle des cornets dans le dispositif respiratoire
Les cornets sont une superposition d'os longs, étroits et courbes (en forme de coquillage étiré), recouverts d'une épaisse couche de tissu, particulièrement vascularisée, érectile et glandulaire.
Ils sont positionnés latéralement dans les cavités nasales et s'enroulent de façon médiale et vers le bas au sein des voies respiratoires nasales.
Il existe 3 paires de cornets. Une paire de cornets dispose d'un cornet dans chacune des 2 cavités nasales. Les deux cavités nasales sont scindées par la cloison nasale nommée septum.
Cela veut dire qu'il y a 3 cornets dans chaque cavité nasale :
- le cornet inférieur : le plus grand, aussi long que l'index d'une main ;
- le cornet moyen : aussi long qu'un auriculaire ;
- le cornet supérieur : particulièrement petit.
Les cornets maintiennent le plus gros de la respiration fonctionnelle mais aussi le tissu muqueux du nez.
Ils disposent d'un réseau d'approvisionnement sanguin et nerveux particulièrement riche qui leur donne des capacités d'érection énormes (très identiques au pénis), de turgescence et de décongestion, en réponse aux conditions climatiques ainsi qu'aux besoins sans cesse fluctuants du corps.
A titre d'exemple, si une personne doit soudainement se mettre à courir pour éviter un danger, les cornets vont automatiquement se rétrécir, donnant la possibilité ainsi une plus grande absorption d'air à chaque inspiration.
D'un autre côté, si une personne essaie de se reposer dans un environnement froid et sec, les cornets vont gonfler pour apporter une surface muqueuse d'exposition à l'air plus importante, garantissant mais aussi tout l'air aspiré par le nez traverse ces tissus et soit suffisamment réchauffé (ajustement à la température corporelle), humidifié (jusqu'à 98%) et filtré.
Le filtrage est assuré par une couche mince nommée «épithélium alvéolaire» qui recouvre le tissu érectile des cornets, lui-même nommé «couche endothéliale» ou «lamina propria».

Cette couche est faite de cellules à gobelet qui secrètent le mucus conçu pour recouvrir les cavités nasales et transportent le sérum lymphatique contenant des agents anti-bactériens et anti-viraux et jouant un rôle majeur dans la première ligne de défense respiratoire du corps.
Toutes les particules aéroportées de plus de 2 à 3 micromètres restent emprisonnées dans le mucus et sont neutralisées par le sérum lymphatique. La totalité du mucus produit mais aussi les déchets sont périodiquement propulsés vers l'arrière du nez jusqu'à ce qu'ils soient avalés par la gorge au niveau du nasopharynx.
Le mucus est entraîné vers la gorge par la couche supérieure de l'épithélium alvéolaire, garnie de cils.
Cette couche ciliaire est comparable à un tapis de millions de cils microscopiques qui piègent les irritants aériens et les propulsent vers le nasopharynx à la façon du mouvement d'une vague.
Si le mucus est suffisamment dilué et que le nez n'est pas trop sec, on ne sentira même pas qu'on est , de fait, en train d'avaler du mucus de manière permanente. Une personne en bonne santé avale en moyenne 0, 65 litre de mucus par 24 heures.
Si les cils sont endommagés ou paralysés, comme lors d'une infection nasale, le mucus devient épais et jaunâtre (purulent) s'accumule dans les fosses nasales, ou alors dans les sinus. Dans les cas de sécheresse sévère, le mucus sèche dans le nez et forme des croûtes douloureuses.
Les cornets divisent les voies respiratoires nasales en 3 passages aériens identiques à des sillons, les méats inférieur, moyen et supérieur, forçant ainsi l'air à s'écouler selon un modèle constant et équilibré autour de la plus grande surface envisageable de cils et de tissu.
Grâce à eux, le flux d'air est turbulent. Ainsi, il fait la connaissance d’ une surface suffisante de tissu muqueux et il est nettoyé, réchauffé et humidifié. Cela permet d'éviter que la gorge et les poumons ne soient submergés d'air sale, froid et sec. Les cornets sont aussi riches de récepteurs nerveux sensibles au flux aérien (liés au circuit nerveux «trigéminé», le cinquième nerf crânien). L'absence de cornet peut d'ailleurs causer une sensation d'obstruction nasale connue sous le nom de " obstruction paradoxale ". Ces récepteurs nerveux détectent la pression et la température et aide ainsi, par un mécanisme toujours inconnu, à l'activation des récepteurs d'odeurs localisés dans les régions supérieures du nez. Les cornets inférieurs sont les plus grands des cornets et sont les principaux tissus humidifiants, réchauffants, filtrants et orienteurs du flux aérien.
La majeure partie du flux d'air inhalé voyage dans le méat moyen, entre les cornets inférieurs et les cornets moyens.
Les cornets moyens sont plus petits et se projettent vers le bas à partir des sinus ethmoïdes. Ils abritent l'orifice du sinus maxillaire et du sinus ethmoïdal et agissent comme des tampons d'air pour que les sinus ne soient pas en contact direct avec le flux d'air pressurisé nasal.
La partie supérieure de la fosse nasale est parcourue par les fibres nerveuses issues du bulbe olfactif.
Épithèse
L'épithèse, par prothèse faciale ou prothèse maxillo-faciale, a pour fonction de couvrir et remplacer une partie manquante du visage et du cou.
L'épithèse, par prothèse faciale ou prothèse maxillo-faciale, a pour fonction de couvrir et remplacer une partie manquante du visage et du cou. Les épithèses (prothèses faciales), permettent aux patients de retrouver l'harmonie du visage altéré. Les causes d'altération au niveau de la face sont multiples : les cancers de la face, les tumeurs, carcinomes du nez, de l'oreille, des paupières et des yeux, cancers de la peau avec les mélanomes..., les grands brulés, les grands traumatisés, les accidentés de la route, les agénésies avec le syndrome de Franceschetti entre autre. Les épithèses, prothèses maxillo-faciales, qui remplacent un nez sont nommées, épithèse de pyramide nasale.
Les prothèses qui remplacent les oreilles sont nommées épithèses de pavillon. Les prothèses faciales qui remplacent les yeux sont appelées épithèses oculo-palpébrales au sein de laquelle est positionnée une prothèse oculaire. La prothèse faciale qui recouvre une large partie de visage et nommée épithèse hémifaciale. Toutes ces prothèses ou épithèses ont différent dispositifs d'ancrages.
Les épithèses peuvent se positionner sur le visage du patient avec des implants endo-osseux de type Nobel biocare, Branemark, Leibinger, Straumann... comme pour les prothèses dentaires. L'épithésiste travaille en relation avec les chirurgiens esthétiques, la chirurgie plastique, la chirurgie réparatrice et reconstructrice, les stomatologues en chirurgie maxillo-faciale, et les chirurgiens ORL...
Les épithèses sont de grands appareillages, la prise en charge par les caisses de sécurité sociale en France est totale car les patients sont en ALD (Affection de Longue Durée). Toutes ces épithèses (prothèses de nez, prothèse d'oreille... ) sont en silicone médical et biocompatible. Ces prothèses esthétiques et fonctionelles sont une alternative efficace pour la chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice. Ces prothèses permettent aux patients de retrouver une vie sociale et affective.
Personne qui créé la prothèse faciale ou "épithèse". Elle débute son travail une fois que la personne a été opérée par le chirurgien. L'épithésiste travaille à partir de prise d'empreinte, de sculpture, de moulage. Le patient n'est aucunement sollicité. Il ne doit pas être inquiet. L'ensemble des matériaux utilisés pour la confection de l'épithèse sont 100 % biocompatibles et n'agressent pas la peau du patient. Les produits font l'objet d'une traçabilité et répondent à toute les exigences techniques souhaitées. L'épithésiste doit utiliser et rechercher les meilleurs produits pour apporter un travail de qualité.
Il doit expliquer aux patients comment entretenir leur prothèse afin qu'elles puissent durer le plus longtemps.
Il a pour but de rendre l'harmonie au visage du patient en réalisant une épithèse adaptée et la plus discrète envisageable. La prothèse devra correspondre à l'attente du patient tant sur le plan esthétique que sur celui du confort. L'épithèse doit prendre en considération les impératifs physiologiques et anatomiques liés aux traumatismes subis et propres à chaque patient.
Il doit accompagner psychologiquement les personnes concernées en étant à leur écoute et les rassurer pour qu'elles puissent vivre au mieux leur prothèse. Il doit suivre son patient continuellement et porter des améliorations à son travail tout autant de fois que indispensable pour un rendu optimal.
Les épithèses sont prises en charge à 100 % par les caisses d'assurances maladies car elles font parties des grands appareillages. Le chirurgien doit nous envoyer sa prescription avec le type de prothèse voulue (ex : prothèse palpébro-orbitaire droite), une copie de la carte de sécurité sociale du patient avec si envisageable des photos du cas à traiter. Les épithésistes envoient une "demande d'entente préalable pour grands appareillage" auprés des caisses d'assurances maladies (formulaire S3604A), avec la copie de la carte de sécurité sociale du patient plus le devis détaillé du prix de la prothèse.
Les caisses renvoient le bon pour accord de prise en charge signé par le medecin conseil. A l'issu de son travail l'épithésiste envoie aux caisses la facture de la prothèse correspondant au devis.
Chaque prothèse possède un code de référence qu'il faut inscrire pour le remboursement :
- Prothèse de pyramide nasale 205B
- Prothèse de pavillon 205B
- Prothèse hémifaciale 205B
- Prothèse palpébro-orbitaire 205A 04
Fosse ptérygo-palatine
Elle forme la partie la plus profonde de la fosse temporale. C'est un espace de communication entre différents orifices et cavités qui creusent le crâne et le massif facial.
Elle forme la partie la plus profonde de la fosse temporale. C'est un espace de communication entre différents orifices et cavités qui creusent le crâne et le massif facial*.
Parois
- Antérieure : face infra-temporale de l'os maxillaire*, perforée de foramens alvéolaires
- Postérieure : face antérieure de la racine latérale du processus ptérygoïde de l'os sphénoïde*
- Supérieure : face inférieure du corps de l'os sphénoïde*, prolongée en avant par le processus orbitaire de l'os palatin*
- Inférieure : processus pyramidal de l'os palatin**
- Médiale : lame perpendiculaire de l'os palatin*
- Latérale : pas de paroi latérale
Orifices de communication
- Canal sphéno-palatin : avec la cavité nasale
- Canal grand palatin : avec la cavité orale
- Fissure orbitaire inférieure : avec la cavité orbitaire
- Fissure ptérygo-maxillaire : avec la fosse temporale
Mâchoire
La mâchoire est la totalité des deux structures opposables formant
la bouche.

Mâchoire inférieure humaine ou mandibule, vue de face

Mâchoire inférieure humaine, vue de gauche
Mâchoire inférieure humaine, vue de haut
L'os maxillaire* et la mandibule* forment la mâchoire humaine
La mâchoire est la totalité des deux structures opposables formant la bouche (ou près de l'entrée de la bouche).
Le terme «mâchoires» est aussi appliqué au sens large aux structures constituant la voûte de la bouche et permettant de l'ouvrir ainsi qu'à la fermer.
Chez la majorité des vertébrés, la mâchoire est osseuse ou cartilagineuse et les deux parties s'opposent verticalement. Chez les arthropodes*, les mandibules sont chitineuses* et s'opposent latéralement ; elles peuvent être des pédipalpes*.
Les fonctions de la mâchoire
La mâchoire est principalement conçue pour l'obtention, au transport à la bouche et/ou au traitement d'origine (mastication) de la nourriture.
Massif facial
Le massif facial est constitué par 13 os soudés entre eux par des articulations fibreuses nommées sutures, au nombre de 7.
Le massif facial est constitué par 13 os soudés entre eux par des articulations fibreuses nommées sutures, au nombre de 7. Avec la mandibule, ils forment la face.
Ces treize os sont :
Les sutures sont :
- la suture fronto-nasale entre l'os nasal* et l'os frontal*
- les deux sutures fronto-maxillaires entre l'os nasal et les corps mandibulaires
- les deux sutures fronto-zygomatiques entre l'os frontal et les os zygomatiques
- les deux sutures maxillo-zygomatiques entre les os zygomatiques et les corps mandibulaires
Certains os du massif facial contiennent des sinus (cavités aériennes) qui se draînent dans la cavité nasale, ils sont dit pneumatisés.
Ce sont les deux os maxillaires qui portent les dents de la mâchoire supérieure. Le quatorzième os est l'unique os mobile de la face : c'est la mandibule (anciennement os maxillaire inférieur) qui est porteur des dents de la mâchoire inférieure. Cet os s'articule de chaque côté avec l'os temporal* à la base du crâne. Au squelette de la face peut être rattaché l'os hyoïde*, localisé à la base de la langue et sur lequel s'insèrent de nombreux muscles de la langue.
Nez1
Constitue l'origine des voies respiratoires et l'organe siège de l'odorat.
Anatomie
Le nez comporte une charpente osseuse et cartilagineuse délimitant les deux fosses nasales*.

La charpente osseuse est constituée les os propres du nez qui sont soudés au massif facial et qui se prolongent en avant par du cartilage. Les fosses nasales droite et gauche sont séparées par la cloison nasale*. Elles s'ouvrent en arrière dans le cavum*. À l'intérieur de chaque fosse nasale se trouvent trois structures superposées, les cornets*, tissus cartilagineux en relief faisant saillie et jouant un rôle important dans la respiration.
Le nez communique avec :
- les sinus,
- les voies respiratoires
- et les voies lacrymales* (le canal lacrymal y débouche).

Schéma de la cavité nasale (IGDA).
Fonctions respiratoire et olfactive
La fonction respiratoire du nez n'est pas uniquement celle d'une voie de passage. L'air inspiré y est réchauffé, humidifié et purifié. La purification de l'air se fait par captation des impuretés inspirées, grâce au mucus, puis par élimination grâce à un système de cils tapissant cette muqueuse et mobilisant le mucus pollué vers l'extérieur.
La fonction olfactive trouve son origine dans la stimulation de récepteurs sensoriels spécifiques, situés sur le toit de la fosse nasale, par les molécules aromatiques portées par le courant aérien qui balaye les fosses nasales.
La phonation met également en jeu les fosses nasales, toutefois de façon accessoire.

Nez2
Le nez est chez l'homme la saillie médiane du visage localisée au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant, recouvre l'orifice des fosses nasales, qui forment le segment supérieur des voies respiratoires et renferment l'organe de l'olfaction.
Définitions :
- Organe de l'olfaction - Epithète "médiatique" voulant désigner un Parfumeur-Créateur. (source : beautissimo)
- Outre l'organe olfactif, ce terme sert à désigner en parfumerie les personnes qui créent les0 parfums (source :phine.chez)

Profil du nez d'un homme adulte
Le nez (du latin nasus) est chez l'homme la saillie médiane du visage localisée au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant, recouvre l'orifice des fosses nasales, qui forment le segment supérieur des voies respiratoires et renferment l'organe de l'olfaction. Ce terme est aussi utilisé pour les animaux ne possédant pas une truffe à l'extrémité du museau. Il concourt, en livrant passage à l'air, à l'accomplissement de la respiration et de la phonation.
Le nez se compose des ailes, de la cloison, de poils, de la racine et des narines.
La muqueuse qui tapisse les fosses nasales est riche en vaisseaux sanguins, d'où sa couleur rose. Elle renferme de nombreuses glandes à mucus qui la maintiennent constamment humide. Cette muqueuse réchauffe, humidifie et filtre partiellement l'air inspiré.
À la muqueuse rose s'oppose la muqueuse jaune, à rôle sensoriel. Celle-ci forme sur le cornet supérieur une tache de l'ordre du centimètre carré. Elle est pauvre en vaisseaux et en glandes, mais elle contient les terminaisons nerveuses du nerf olfactif. Cette zone olfactive est sensible à certaines substances solubles dans le mucus nasal. Lorsque le mucus est rare (par temps sec), l'olfaction est moins bonne. Lorsque, au contraire, le mucus est trop abondant (en cas de rhume), l'odorat disparaît presque.
Types de nez
Il existe de nombreux qualificatifs pour décrire les nez :
- nez en trompette, ou nez mutin, ou encore nez retroussé ;
- nez en patate, gros nez ;
- nez de pompette, pour désigner un nez d'ivrogne ;
- nez de betterave, pour un nez enluminé, avec des couleurs vives ;
- nez en bec d'aigle ou nez aquilin, en bec d'oiseau de proie, de faucon, de vautour, en bec de chouette ;
- nez en bec de canard, ou nez de corbin, avec une saillie disgracieuse au niveau de l'arête nasale cartilagineuse ;
- nez en pied de marmite, ou nez en selle, ou nez en lorgnette, en présence d'une difformité du nez résultant de l'effondrement de sa partie osseuse, son extrémité paraissant s'enfoncer dans la racine, avec les narines dirigées en avant ;
- nez bourbonien, s'il est long et un peu convexe ;
- nez camus, court et aplati, écrasé, épaté ;
- nez busqué, au profil convexe ;
- nez grec, traçant une verticale du front jusqu'à sa pointe.
Orbite
Cet article traite de l'orbite de l'œil. Pour d'autres significations, voir la page d'homonymie Orbite
En anatomie, l'orbite est la cavité du crâne dans laquelle l'œil et ses appendices sont localisés. Le massif facial se compose de deux cavités orbitaires.
D'un point de vue ostéologique, l'orbite humaine est constituée par les prolongements ou les parties de sept os :
l'os frontal*, l'os zygomatique*, l'os maxillaire*, l'os sphénoïde* (petite aile et grande aile), l'os palatin*, l'os ethmoïde* et l'os lacrymal*.
Les bords de la cavité de l'orbi
- Supra-orbitaire : os frontal, avec les processus nasal (médial) et zygomatique (latéral)
- Infra-orbitaire : os zygomatique latéralement et os maxillaire médialement
Latéral : processus zygomatique de l'os frontal et processus frontal de l'os zygomatique
- Médial : processus frontal de l'os maxillaire et processus nasal de l'os frontal
Les parois de la cavité de l'orbite
- Supérieure : face inférieure de la portion orbitaire de l'os frontal, avec la fosse lacrymale (latérale) et la fossette trochléaire (médiale), et face inférieure de la petite aile de l'os sphénoïde, percée du canal optique
- Inférieure : face orbitaire de l'os maxillaire, avec latéralement la face orbitaire de l'os zygomatique et en arrière le processus orbitaire de l'os palatin
- Latérale : grande aile de l'os sphénoïde et face orbitaire de l'os zygomatique, latéralement
- Médiale : paroi latérale du labyrinthe ethmoïdal en arrière, puis l’os lacrymal et l’os maxillaire, formant la fosse du sac lacrymal
Les espaces de communication de la cavité de l'orbite
- Canal optique
- Fissure orbitaire supérieure
- Fissure orbitaire inférieure
- Canal lacrymo-nasal
- Sillon infra-orbitaire
Contenu de l'orbite
- Globe oculaire
- Nerf optique (Paire de nerfs crâniens II)
- Les six Muscles oculomoteurs (droits médial, latéral, supérieur, inférieur, le grand oblique, et le petit oblique) + le muscle élévateur de la paupière supérieure.
- Nerfs oculomoteurs, correspondant aux paires de nerfs crâniens III (nerf oculomoteur commun), IV (nerf trochléaire), et VI (nerf abducens)
- Artère ophtalmique issues de l'artère carotide interne
- Veine ophtalmique se drainant vers la veine jugulaire interne
- Graisse orbitaire
- Glandes lacrymales
Oreille
L'oreille est l'organe qui permet de capter le son et est par conséquent le siège du sens de l'ouïe, mais elle joue aussi un rôle important dans l'équilibre.
Définitions :
- Appareil de l'audition divisé en trois parties; Organe de l'ouïe, positionné de chaque côté de la tête; L'ouïe, le sens qui perçoit les sons.
- L'oreille est la partie périphérique du dispositif auditif, le nerf auditif et les aires auditives du cerveau en constituant la partie centrale. L'oreille se subdivise en oreille externe, oreille moyenne et oreille interne.

Une oreille humaine
L'oreille est l'organe qui permet de capter le son et est par conséquent le siège du sens de l'ouïe, mais elle joue aussi un rôle important dans l'équilibre. Le mot peut référer au dispositif entier qui effectue la collection et la compréhension des sons, ou bien à la partie extérieure uniquement.

Schéma de l'oreille humaine
La plupart des mammifères, dont l'être humain , possèdent deux oreilles, une de chaque côté de la tête. Leurs principaux composants sont :
- Pavillon ;
- tragus ;
- Conduit auditif ;
- Tympan ;
- Étrier ;
- Os lenticulaire ;
- Marteau ;
- Enclume ;
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- Fenêtre ovale ;
- Fenêtre ronde ;
- Trompe d'Eustache ;
- Scala tympani ;
- Scala vestibuli ;
- Cochlée ;
- Fibre nerveuse ;
- Canaux semi-circulaires.
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Ces composants sont répartis en trois régions anatomiques différentes : oreille externe, moyenne et interne.
L'oreille externe comprend deux segments : le pavillon et le conduit auditif externe
- Le pavillon est une lame plissée sur elle-même en divers sens, ovalaire à grosse extrémité supérieure en ayant dans son ensemble la forme d'un pavillon de cornet acoustique. Le pavillon possède un squelette fait de cartilage élastique lui servant à reprendre sa position normale après une déformation. À ce niveau il n'existe pas de tissu cellulaire sous-cutané. La partie inférieure du pavillon est représentée par le lobe de l'oreille dont la partie centrale est adipeuse, peu innervée et richement vascularisée.
- Le conduit auditif externe a la forme d'une corne acoustique diminuant de diamètre à mesure qu'on se rapproche vers le fond c'est-à-dire le tympan. Ses deux-tiers externes ont un squelette cartilagineux tandis que son tiers interne est pourvu un squelette osseux dans la membrane temporale (os aérien). Cette partie interne est revêtue d'une peau pourvue de nombreux pores et de glandes sébacés, mais aussi des glandes sudoripares apocrines (les glandes cérumineuses) qui produisent un liquide protéique et glucolipidique, pigmenté et collant, le cérumen.
Elle comprend le tympan* (tympanum), mais aussi les osselets (la «chaîne ossiculaire»), trois particulièrement petits os . Ils se nomment respectivement le marteau* (malléus), l'enclume* (incus), et l'étrier* (stapes, qui est le plus petit os du corps humain). Ces noms proviennent de leurs formes caractéristiques. Le marteau et l'enclume forment une articulation peu flexible nommée «bloc incudo-maléaire».
Les sons sont le résultat de vibrations de l'air dans le conduit auditif qui ont pour effet de faire vibrer le tympan. Ces vibrations seront ensuite transmises le long de la chaîne ossiculaire, puis à l'oreille interne via la fenêtre ovale.
La conception qui domine aujourd'hui sur la propagation des vibrations dans l'oreille moyenne est celle de Khana et Tonndorf, élaborée en 1972 : schématiquement, les lignes des zones concentriques d'iso-amplitude de certaines fréquences sont parallèles au manche du marteau, avec, pour la membrane du tympan, des zones de vibration plus amples que pour ce manche.
Puisque l'oreille moyenne est creuse, un environnement de haute pression (comme l'eau) poserait le risque de crever le tympan. Pallier ce risque est la fonction des trompes d'Eustache*. Descendantes évolutionnaires des ouïes respiratoires des poissons , ces trompes relient l'oreille moyenne aux fosses nasales* pour décomprimer les oreilles moyennes.
Elle contient non seulement l'organe de l'ouïe, mais également le vestibule, organe de l'équilibre, responsable de la vision de la position angulaire de la tête et de son accélération. Les mouvements de l'étrier sont transmis à la cochlée* via la fenêtre ovale et le vestibule.
La cochlée est un organe creux rempli d'un liquide nommé endolymphe (endolympha). Elle est tapissée de cellules ciliées - des cellules sensorielles non renouvelables coiffées de structures filamenteuses, les stéréocils (stereocilia), groupés en une touffe ciliaire libre de vibrer. Ces cellules sont disposées le long d'une membrane (la membrane basilaire) qui vient partitionner la cochlée en deux chambres. La totalité des cellules ciliées et des membranes qui leur sont adjointes forme l'organe de Corti.
La membrane basilaire et les cellules ciliées qu'elle porte sont mises en mouvement par les vibrations transmises au travers de l'oreille médiane. Le long de la cochlée , chaque cellule répond préférentiellement à une certaine fréquence, pour permettre au cerveau de différencier la hauteur des sons. Ainsi, les cellules ciliées les plus proches de la base de la cochlée (fenêtre ovale, au plus près de l'oreille médiane) répondent préférentiellement aux aigus. Celles localisées en son apex (dernier tour de la cochlée) répondent au contraire aux basses fréquences.
Ce sont les cellules ciliées qui font la transduction mécano électrique : elles transforment un mouvement de leur touffe ciliaire en signal nerveux par le nerf auditif , qui va être interprété par le cerveau comme un son de la hauteur tonale correspondant à la cellule excitée.
L'appareil vestibulaire se forme de trois canaux semi circulaires, disposés orthogonalement dans les trois plans. Ils sont remplis de la même endolymphe que la cochlée. Quand l'oreille est soumise à un mouvement, l'inertie de ce liquide rend ce mouvement détectable par des cellules ciliées, particulièrement identiques à celles de la cochlée . La disposition des trois canaux en trois plans orthogonaux sert à détecter la position angulaire de la tête dans l'ensemble des directions envisageables.
Os frontal
L'os frontal est un os impair, plat, galbé et partiellement pneumatisé participant à la formation du crâne et de la face. 
Os frontal. Vue antérieure

Os frontal. Vue inférieure
L'os frontal est un os impair*, plat, galbé et partiellement pneumatisé participant à la formation du crâne et de la face. Il s'articule avec l'os éthmoïde*, les os maxillaires*, les os pariétaux*, les os nasaux*, les os zygomatiques*, l'os sphénoïde* et les os lacrymaux*.
Il se compose d'une écaille formant la voute du crâne et d'une lame orbitaire qui s'articule avec le massif facial* tout en soutenant la fosse crânienne antérieure.
L'os frontal est creusé de deux sinus* frontaux.
On le divise habituellement en deux faces : antérieure ou exo crânienne et postérieure ou endo crânienne et un bord qui en fait le tour complet.
Face antérieure
Elle est scindée en deux parties par une crête saillante nommée crête orbito-nasale* : une partie convexe supérieure dite portion frontale et une partie inférieure horizontale, la portion orbito-nasale.
Crête orbito-nasale
Elle se partage entre :
- au centre, une échancrure en forme de V renversé : l'échancrure nasale qui s'articule :
- au centre avec les os propres du nez,
- en dehors avec la branche montante du maxillaire
- de chaque côté, en arrière et au dessus comparé à l'échancrure nasale, les arcades orbitaires ; concaves vers le bas, elles se prolongent en dehors et en dedans par des processus
- le processus latéral oblique en bas et en dehors nommé processus zygomatique, qui se raccorde avec l'angle supérieur du malaire
- le processus médial plus large, plus mince et qui descend plus bas que le latéral s'articule avec l'os lacrymal
- l'arcade orbitaire présente à l'union de son tiers interne et deux tiers externes, un orifice ou une échancrure : l'échancrure sus-orbitaire.
Portion frontale
Portion sous cutanée, convexe et lisse, elle présente :
- sur la ligne médiane et chez le sujet jeune, une ligne de suture qui le plus souvent s'estompe chez le sujet vieillissant, en moyenne vers l'âge de 6 ans, pour ne rester que dans la partie basse de l'os et former la suture frontale ou suture métopique. Au bas de cette ligne, se trouve une bosse : la glabelle,
- latéralement, on trouve
- de haut en bas
- une surface lisse convexe
- une protubérance plus marquée chez le sujet jeune : la bosse frontale
- une saillie arquée plus prononcée en dedans qu'en dehors et qui détermine le relief des sourcils : l'arcade sourcilière
- à l'extérieur, scindée de la zone précédente par une crête saillante oblique en haut et en dehors, la crête latérale du frontal, une surface triangulaire déprimée qui regarde latéralement et qui participe à la partie antérieure de la fosse temporale.
Portion orbito-nasale
- Elle est occupée au centre par une large échancrure rectangulaire qui occupe quasiment toute la profondeur de la portion : l'échancrure ethmoïdale. Elle se prolonge en avant, sur la ligne médiane, par l'épine nasale qui s'articule par une surface rugueuse avec les os propres du nez en avant et qui présente en arrière deux gouttières qui participent à la voûte des fosses nasales scindées par une crête qui s'articule avec la lame perpendiculaire de l'ethmoïde*.
Os impair
Les os impairs, contrairement aux os pairs, sont des os présent en un seul exemplaire dans le squelette humain adulte. Le squelette étant symétrique, les os impairs sont localisés en son centre.
Les os impairs, contrairement aux os pairs, sont des os présent en un seul exemplaire dans le squelette humain adulte. Le squelette étant symétrique, les os impairs sont localisés en son centre (dans le plan sagittal).
On peut distinguer deux catégories d'os impairs : les os uniques et les os fusionnés.
Les os fusionnés sont d'anciens os pair ayant fusionnés après l'apparition et avant l'âge adulte (os frontal, mandibule et sacrum) ou au cours de l'évolution humaine (vertèbres vestigiales du coccyx).
Le vomer*, les vertèbres cervicales, thoraciques et lombales sont des os uniques.
Os maxillaire
Le maxillaire est un os pair, participant au massif facial.

Le maxillaire est un os pair (anciennement os maxillaire supérieur), participant au massif facial.
Il se compose d'un corps creusé d'un sinus maxillaire et d'un processus frontal.
Sur la ligne médiane : l'incisure nasale, de forme pyramidale, qui porte le cartilage du nez.
Les deux maxillaires s'articulent entre-eux pour former l'arcade dentaire supérieure et le palais osseux. La totalité des os de la face s'attachent ou s'articulent avec le maxillaire et en font l'os central de la face. Ces deux os sont ceux qui portent les dents.
Ils forment la partie inférieure de l'orbite osseuse, la face latérale des fosses nasales, le palais osseux, supportent les os propres du nez et les dents supérieures.
Rapports (articulations) du maxillaire : os nasal, os frontal, os vomer, os palatin, sphénoïde (processus ptérygoïdes, au niveau des choanes), os lacrymal, cornet nasal inférieur, os zygomatique, ethmoïde.
Os nasal
L'os nasal est un petit os plat de la face. Il donne sa forme à l'aile du nez. Il possède 2 faces, une face externe et une face interne et quatre bords.
L'os nasal (ou os propre du nez) est un petit os plat de la face. Il donne sa forme à l'aile du nez. Il possède 2 faces, une face externe et une face interne et quatre bords.
Il s'articule :
- en haut et en arrière avec l'os frontal* ;
- médialement avec l'autre os propre du nez ;
- en bas et en avant avec les cartilages du nez : le cartilage triangulaire qui prolonge l'aile du nez et le cartilage alaire qui forme la pointe du nez.
- en arrière avec l'os maxillaire
Galerie
articulation de l'os nasal et de l'os lacrymal avec le maxillaire.
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Os palatin
L'os palatin est un os pair participant à la formation du palais osseux et des parois des cavités nasales.

Os palatin droit. Vue dorsale.

Os palatin droit. Vue médiale.
L'os palatin est un os pair participant à la formation du palais osseux* et des parois des cavités nasales*.
Il s'articule avec les os maxillaires*, l'os sphénoïde*, le vomer* et son vis-à-vis
Il a la forme d'un L (majuscule) en vue latérale avec une portion verticale nommée lame perpendiculaire participant à la paroi latérale des fosses nasales et une portion horizontale participant au palais osseux.
La lame horizontale
Elle est de forme quadrilatère et présente deux faces et quatre bords.
- la face supérieure concave participe au plancher de la cavité nasale* (anciennement fosses nasales),
- la face inférieure, plus irrégulière, forme la partie postérieure de la voûte palatine et présente l'orifice inférieur du conduit palatin postérieur,
- le bord ventral ou antérieur, oblique en dehors et en arrière, s'articule avec le processus palatin du maxillaire,
- le bord médial est surmonté d'une crête qui limite avec celle du palatin opposé une rainure où repose le bord inférieur du vomer et se termine en arrière par une saillie qui forme l'épine nasale postérieure. Il s'articule avec son vis-à-vis,
- le bord dorsal ou postérieur se prolonge par le palais mou (ancien voile du palais),
- le bord latéral est soudé à la portion verticale.
La lame perpendiculaire (ou verticale)
De forme quadrilatère elle aussi, elle est plus grande et plus mince que la lame horizontale. On lui distingue aussi deux faces et quatre bords.
- La face médiale forme la partie postérieure de la paroi externe des fosses nasales*. Elle présente de haut en bas
- une première crête oblique en bas et en arrière : la crête ethmoïdale qui s'articule avec le cornet moyen
- une gouttière sous-jacente formant la paroi latérale du méat moyen
- une deuxième crête, plus longue, la crête conchale qui s'articule avec le cornet inférieur
- une deuxième gouttière formant la paroi latérale du méat inférieur
- la lame horizontale soudée par son bord latéral à la lame verticale.
- La face latérale, de forme particulièrement irrégulière, lisse dans sa partie haute, correspond au sommet de la fosse zygomatique. Elle est traversée par une gouttière verticale qui forme la plus grande partie du canal palatin postérieur.
- Le bord antérieur oblique en bas et en avant, est l'extrémité antérieure d'une lamelle particulièrement fine qui vient se placer sous le méat du sinus maxillaire.
- Le bord supérieur présente deux processus scindés par une échancrure : l'échancrure sphéno-palatine* qui se trouve face à une échancrure correspondante du sphénoïde et l'orifice donne passage aux nerfs et vaisseaux du même nom.
Le processus antérieur ou orbitaire, de loin principal, est déjeté latéralement et supporté par un col. Il présente cinq facettes, trois articulaires rugueuses et deux libres et lisses :
- la facette interne, concave, s'articule avec l'ethmoïde* et ses cellules,
- la facette antérieure s'articule avec l'angle postérieur de la face orbitaire du maxillaire*
- la facette postérieure s'articule avec le sphénoïde
- la facette supérieure, lisse, appartient au plancher de l'orbite
- la facette externe regarde l'arcade zygomatique
- Le processus postérieur ou sphénoïdal présente trois facettes :
- la face médiale est membre de la paroi latérale des fosses nasales
- la face latérale forme une partie de la paroi de la fosse zygomatique
- la face crâniale s'articule avec le sphénoïde et forme le conduit ptérygo-palatin
- Le bord postérieur est occupé dans sa partie basse par le processus pyramidal déjeté en dehors et qui présente trois faces et une base :
- la face médiane est membre de la fosse ptérygoïdienne*
- la face latérale
- s'articule en haut avec le maxillaire
- appartient en bas à la fosse zygomatique
- Le bord inférieur se prolonge avec la lame perpendiculaire.
Os pariétal
L'os pariétal est un os pair, plat, participant à la formation de la voûte du crâne.
L'os pariétal est un os pair, plat, participant à la formation de la voûte du crâne.
Rapport entre le pariétal et les os du crâne
L'os pariétal s'articule avec
- l'os frontal en avant (gris foncé),
- l'os sphénoïde en avant (en beige),
- les os temporaux en bas (en violet),
- l'os occipital en arrière,
- L'os pariétal controlatéral en haut, au niveau de la ligne médiane le long de la suture sagittale.
Aspect anatomique
Les os pariétaux ont une forme rectangulaire légèrement incurvée, formant la voûte crânienne.
On leur décrit
- une face interne (au contact des méninges, quelquefois nommée face endo crânienne)
- où on voit le cheminement de l'artère méningée moyenne,
- le passage du sillon du sinus longitudinal supérieur en haut,
- le passage du sillon du sinus sigmoïde en arrière.
- une face externe (au contact du cuir chevelu, nommée aussi face exo crânienne)
- parcouru par les lignes temporales sous lesquelles s'insère le muscle temporal*,
- surmontée d'une bosse pariétale.
- quatre bords et quatre angles :
- donnant la possibilité une articulation avec les autres os du crâne,
- formant des sutures d'aspect géométrique spécifiques.
Dessins anatomiques d'un os pariétal gauche

Os temporal
L'os temporal est un os pair du crâne localisé dans la région de la tempe, sur la partie latérale de la tête. Il participe autant à la formation de la voûte que la base du crâne.

Os temporal droit; face latérale.
L'os temporal est un os pair du crâne localisé dans la région de la tempe, sur la partie latérale de la tête. Il participe autant à la formation de la voûte que la base du crâne (fosses crâniennes moyenne et postérieure). Il accueille aussi l'articulation temporo-mandibulaire*.
Son nom vient du latin :tempus, -oris, n : le temps car c'est sur les tempes qu'apparaissent les premiers cheveux blancs, marques du temps sur l'individu.
Il résulte de la fusion de trois os qui se soudent dans l'adolescence : l'os squamosal*, l'os tympanal* et l'os pétreux* qui gardent comme trace de séparation un fin sillon sur la surface de l'os. Mais on a l'habitude pour le décrire de le séparer en trois parties qui ne correspondent pas à la formation de l'os. C'est ainsi qu'on distingue :
- l'écaille qui correspond à la plus grande partie de l'os squamosal ;
- le rocher qui correspond à l'os tympanal ainsi qu'à une partie de l'os pétreux ;
- la région mastoïdienne qui correspond à une partie des os squamosal et pétreux.
À l'intérieur du rocher, se trouve une cavité abritant l'organe cochléo vestibulaire* et la caisse du tympan abritant elle-même les osselets.
L'écaille
C'est un disque circulaire dont le quart antéro-inférieur est rabattu horizontalement en dedans et dont le bord postérieur est soudé au bord antérieur du rocher. On lui distingue habituellement deux faces : exocrânienne et endocrânienne et un bord.
La face exocrânienne
Elle est divisée en deux au niveau d'une importante excroissance osseuse dirigée en premier lieu en dehors et en avant puis en avant, le processus zygomatique : une partie, la plus petite, horizontale, dite basilaire; une autre bien plus grande et verticale dite temporale.
- La partie infra-zygomatique ou basilaire correspondant au quart antéro-inférieur du disque, rabattu à l'horizontale et soudé par son bord postérieur au bord antérieur du rocher présente d'arrière en avant :
- La fosse mandibulaire (appelée jusque là cavité glénoïde) où vient s'encastrer le condyle mandibulaire quand la bouche est fermée ;
- Le tubercule articulaire (ancien condyle temporal ou racine transverse) du processus zygomatique qui s'oppose au condyle mandibulaire quand la bouche est ouverte ;
- La surface plane infra-temporale contribuant à former le toit de la fosse infra-temporale.
- La partie supra-zygomatique ou temporale, convexe et lisse, entre dans la constitution de la fosse temporale et donne insertion au muscle temporal.
La face endocrânienne
Elle est concave et marquée par :
- des sillons correspondants aux empreintes des branches de l'artère méningée moyenne ;
- des impressions digitiformes correspondant à des impressions du lobe temporal.
Le bord circonférentiel
Il présente :
- une partie «libre» pariéto-sphénoïdale articulée en biseau avec l'os pariétal et la grande aile du sphénoïde ;
- une partie «adhérente» marquée par deux scissures :
- la scissure pétro-squameuse supérieure sur la face endocrânienne ;
- la scissure pétro-squameuse externe sur la face exocrânienne correspondant à la ligne de suture externe de l'os pétreux et de l'os squamosal.
La région mastoïdienne
Elle est localisée à la partie postéro-inférieure du temporal, en arrière du méat acoustique externe et scindée du bord circonférentiel de l'écaille par l'incisure pariétale. Son bord circonférentiel s'articule avec le pariétal et occipital.
Sa face exocrânienne porte :
- la scissure pétro-squameuse postérieure
- une surface rugueuse d'insertion musculaire avec le foramen externe du canal mastoïdien
- le processus mastoïde (donnant insertion au muscle sterno-cléïdo mastoïdien)
- l'incisure mastoïdienne (ex racine du digastrique)
- l'éminence juxta-mastoïdienne avec le sillon de l'artère occipitale
Sa face endocrânienne porte :
- le sillon du sinus sigmoïde
- l'orifice endocrânien du canal mastoïdien
Le rocher
Il se présente comme une pyramide à base latérale, à axe oblique en avant et en dedans. On lui distingue quatre faces (deux endocrâniennes, deux exo), quatre bords, une base et un sommet tronqué.
La face antéro-supérieure
Comprise dans la fosse crânienne moyenne, comprend :
- l'éminence arquée (relief du canal semi-circulaire supérieur du vestibule)
- les hiatus des nerfs grand et petit pétreux
- l'empreinte trigéminale, apposée par le ganglion du nerf trijumeau (V)
- le tegmen tympani , ou toit du tympan
La face postéro-supérieure
Comprise dans la fosse crânienne postérieure, comprend :
- le méat acoustique interne, laissant passage aux nerfs facial (VII), intermédiaire (VIIbis), cochléo-vestibulaire (VIII) ainsi qu'aux vaisseaux auditifs internes
- la fossette subarquée, dans laquelle s'ouvre le canal pétro-mastoïdien
- la fossete unguéale, dans laquelle s'ouvre l'orifice postérieur de l'aqueduc du vestibule
La face antéro-inférieure
Exocrânienne, elle comprend :
- le tympanal dans ses 2/3 postéro-latéraux
- la gouttière tubaire dans son tiers antéro-médial, empreinte de la trompe auditive
La face postéro-inférieure
Exocrânienne et entièrement pétreuse, elle comprend :
- le processus styloïde
- le foramen stylo-mastoïdien, localisé en arrière et en dehors du processus styloïde qui est l'orifice exocrânien du canal du facial
- l'orifice exocrânien du canal carotidien, localisé en dedans et en avant du processus styloïde par lequel l'artère carotide interne va passer pour aller dans la boite crânienne l
- la fosse jugulaire, échancrure localisée en arrière de l'orifice du canal carotidien qui forme la paroi antéro-externe du foramen jugulaire, orifice par lequel le sinus latéral sort du crâne pour donner naissance à la veine jugulaire interne
- l'ostium introïtus, petit orifice creusé dans la paroi rocheuse de la fosse jugulaire et laissant passer un rameau auriculaire du nerf vague (X)
- l'orifice exocrânien du canalicule tympanique (nerf tympanique) localisé entre artère et veine.
Le bord supérieur
Limitant fosse crânienne moyenne et postérieure, il comprend :
- le sillon du sinus pétreux supérieur.
Le bord inférieur
Il porte :
- le processus vaginal, demie gaine a la base du processus styloïde
Le bord postérieur
Dit occipital, c'est une des berges de la suture petro-occipitale, laquelle est élargie en arrière en foramen jugulaire. Il comprend :
- la facette jugulaire qui s'articule avec le processus jugulaire de l'occipital
- l'incisure jugulaire
- l'épine jugulaire
- la facette pétreuse, empreinte du ganglion du nerf glosso-pharyngien (IX)
- le segment d'union à l'occipital
Le bord antérieur
Il comprend :
- dans ses deux tiers postéro-latéraux :
- la scissure tympano-squameuse antérieure, anciennement nommée scissure de Glaser
- cette dernière dédoublée par la hernie du rocher ou crête inter-tympano-squameuse
- dédoublée en scissure petro-tympanique en arrière et en scissure petro-squameuse inférieur en avant
- son tiers antéro-médial est articulé avec la grande aile du sphénoïde et forme la limite postérieure du foramen déchiré
Le sommet
Tronqué, il se loge dans l'angle constitué par la grande aile et le corps du sphénoïde, et comprend :
- l'orifice antérieur du canal carotidien
La base
Elle est confondue dans presque toute son étendue avec la partie mastoïdienne du temporal, elle n'est par conséquent représentée sur la face exo crânienne que par l'extrémité latérale du tympanal.
La caisse du tympan
C'est une cavité aplatie entre le méat acoustique externe et le labyrinthe osseux. Elle est constitutive de l'oreille moyenne. En forme de lentille biconcave, elle présente une paroi latérale tympanique et une paroi médiale labyrinthique.
Sa circonférence est constituée de :
- sa paroi supérieure ou tegmen tympani, mince et partagée par la suture petro-squameuse supérieure.
- sa paroi inférieure ou plancher de la caisse qui surmonte la base du proc styloïde
- sa partie postérieure ou mastoïdienne qui communique avec l'antre mastoïdienne par l'aditus ad antrum
- sa paroi antérieure ou tubo-carotidienne qui porte l'orifice postérieur ou tympanique de la trompe auditive
La cavité tympanique comporte :
- l'étage supérieure ou attique : le corps du marteau (malléus) et de l'enclume (incus)
- l'étage inférieur ou atrium : le manche du marteau, la longue apopyse (branche longue) de l'enclume et l'étrier avec le récessus hypotympanique
Le labyrinthe osseux
C'est la totalité des cavités osseuses creusées dans le rocher et communicantes, constitutives de l'oreille interne :
- le vestibule
- les canaux semi-circulaires
- la cochlée
On lui rattache le méat acoustique interne.
Le vestibule
Il est ovoïde, aplati transversalement, perpendiculaire au grand axe du rocher.
Sa paroi latérale comprend : la fenêtre du vestibule (répond à la caisse du tympan et est en rapport avec la platine du stapes) Ses parois supérieure et postérieure portent les orifices des canaux semi-circulaires.
Les canaux semi-circulaires sont trois tubes semi-circulaires recourbés et s'ouvrant dans le vestibule par leurs deux extrémités. La partie antérieure est ampullaire alors que la partie postérieure est non-ampullaire.
L'antérieur est dans le plan vertical perpendiculaire au grand axe du rocher.
Le postérieur est dans le plan vertical parallèle au grand axe du rocher et son extrémité non ampullaire se réunit à celle du canal antérieur.
L'externe ou latéral est dans un plan presque horizontal et possède une extrémité non ampullaire propre.
La cochlée
Elle est constituée d'un conduit tubulaire, le canal spiral (ex lame des contours) raccordé à la partie antérieure et inférieure du vestibule, enroulé selon 2 ½ à 2 ¾ de tour de spire autour d'un axe conique nommé la columelle ou modiolus* et divisé en 2 rampes, l'une supérieure nommée vestibulaire et l'autre inférieure nommée tympanique.
Son sommet est nommé cupule de la cochlée.
La fenêtre de la cochlée (fenêtre ronde) est en rapport avec la paroi médiale de la caisse tympanique.
Méat acoustique interne
Il débouche sur la face postero-supérieure du rocher par le pore acoustique interne. Son fundus est en rapport avec la paroi médiale du vestibule et avec la base de la columelle (cochlée). Il est oblique de dedans en dehors et d'avant en arrière et mesure 10 mm de long et 5 mm de large.
Le canal du facial (canal de Fallope)
Il est creusé dans le rocher et présente 3 segments successifs :
- segment labyrinthique, horizontal, perpendiculaire au grand axe du rocher, passant entre la cochlée et le vestibule.
- segment tympanique, horizontal mais parallèle au grand axe du rocher, passant entre le vestibule et le cavum tympani.
- segment mastoïdien, vertical, creusé dans un mur osseux entre le cavum et l'antre mastoïdienne.
Rapport du temporal avec les os du crâne
L'os temporal (en violet sur le dessin) s'articule avec :
- l'osoccipital en arrière (en gris),
- l'os pariétal en haut (en gris),
- la grande aile du sphénoïde en avant (en jaune),
- la mandibule par le biais de l'articulation temporo-mandibulaire (en violet).
- l'os zygomatique en avant avec le processus zygomatique (en gris clair).
Insertions musculo-tendineuses
Sur l'apophyse styloïde s'insèrent :
- le muscle stylo-hyoïdien
- le muscle stylo-glosse
- le muscle stylo-pharyngien
Sur la mastoïde s'insèrent :
- les chefs musculaires du sterno-cléido-mastoïdien,
- le muscle occipital
- le muscle trapèze
- le muscle splénius de la tête
- le muscle semi-épineux de la tête
Sur l'écaille s'insère :
Sur le processus zygomatique s'insère :
Sur la face inférieure du rocher s'insèrent :
- le muscle élévateur du voile du palais
- le muscle digastrique
Dessins anatomiques
Vue latérale
Vue inférieure
Vue médiale

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Base du crâne. Vue endocrânienne |
Vomer
Le vomer est un os unique et médian qui appartient à la cloison nasale dont il forme la partie postéro-inférieure.

Vomer (en rose). Vue latérale droite.

Vomer (en rose). Vue latérale droite.

Position dans le crâne
Le vomer est un os unique et médian qui appartient à la cloison nasale dont il forme la partie postéro-inférieure.
Positionnement
Il s'articule :
- en haut et en arrière avec la lame perpendiculaire de l'os ethmoïde
- en haut et en avant avec le cartilage septal
- en bas et en avant avec le processus palatin de l'os maxillaire
- en bas et en arrière avec la lame horizontale de l'os palatin
- en arrière avec le corps de l'os sphénoïde
Il possède 2 faces :
- faces droite et gauche portant le sillon du nerf naso-palatin
*et 4 bords :
- bord supérieur : divisé en deux parties : les ailes du vomer qui ménagent le canal sphéno-vomérien médian avec le sphénoïde
- bord inférieur
- bord posterieur : libre, oblique en bas et en avant, il sépare les choanes*
- bord antérieur : rainuré, particulièrement oblique en bas et en avant
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